Un second EPR à Penly ? | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Un second EPR à Penly ?
©

Nucléaire

Un second EPR à Penly ?

Le projet est remis en cause selon Total qui en est partenaire.

Y-aura-t-il, oui ou non, un second réacteur nouvelle génération (EPR) construit sur le site de l'actuelle centrale nucléaire de Penly, en Haute Normandie, après celui de Flamanville (Basse Normandie) qui est déja en construction ? Pas pour l'instant selon Christophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier Total.

"« Il n'est pas question de cesser d'investir dans le nucléaire », affirmait, mardi, le président de la République en visite à Gravelines (Nord). Le lendemain, une interview de Christophe de Margerie sème le doute." remarque le quotidien Ouest France "Le groupe pétrolier s'est engagé à hauteur de 8,33% dans ce projet de réacteur nucléaire de troisième génération, décidé, en 2009, par le président de la République. "

"La réflexion sur le projet a été apparemment stoppée. Il y avait un calendrier, des dates potentielles, il n'y en a plus. La suite dépendra de décisions prises sur d'autres centrales nucléaires. Penly, c'est une question de besoin en énergie en France, c'est aussi une question politique : de quelle part d'électricité provenant du nucléaire veut-on disposer en France à l'horizon 2020-2030 ?" déclare Margerie à Challenges.

"L'opinion doute et a peur, mais elle sera confrontée au sujet du coût. Aujourd'hui, la France bénéficie d'une électricité bon marché parce que son programme nucléaire a été lancé au bon moment. Si un jour on ne bénéficie plus de cette "manne", il faudra payer l'électricité à un autre prix." ajoute Margerie.

Au passage, le patron de Total, évoque un autre sujet brulant le gaz de schiste : "Il faut bien sûr vérifier qu'il n'y ait pas de risque pour l'environnement et la population. Mais il ne doit pas être utilisé jusqu'au point où l'on ne fait plus rien tant qu'on ne sait pas tout. Parce qu'on ne sait jamais tout. Si l'on veut connaître la fin avant de commencer, il n'y aura jamais de fin parce qu'il n'y aura pas eu de début. Néanmoins, cela ne permet pas tout et nécessite une totale transparence."

Lu dans Challenges

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !