Air France : le patron de la CGT tire à boulets rouges sur Manuel Valls | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Air France : le patron de la CGT tire à boulets rouges sur Manuel Valls
©Capture / Youtube

Confrontation

Air France : le patron de la CGT tire à boulets rouges sur Manuel Valls

Philippe Martinez a critiqué un Premier ministre qui "s'entête à ignorer les salariés."

Dans la ligne de mire du gouvernement ces dernières semaine, la CGT réplique, par la voix de son secrétaire général, interrogé dans le JDD. Tout d'abord, concernant les violences de plusieurs salariés (affiliés à la CGT),  Philippe Martinez a critiqué le comportement de Manuel Valls qui aurait choisi son camp. "Le premier ministre s'entête à ignorer les salariés" martèle-t-il. "Pas un mot pour les 3000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du premier ministre pour dire que c'est exagéré."

Et de poursuivre contre le chef du gouvernement : "Il a dit que son ennemi est la finance, mais les dividendes des actionnaires ont augmenté de 60% en cinq ans; il voulait faire de la jeunesse une priorité mais les jeunes vivent plus mal que leurs parents. Et on voit que le salaire médian a reculé en 2013." Philippe Martinez est aussi revenu sur l'accord survenu entre les syndicats (hors CGT) et le patronat pour renflouer les régimes de retraites complémentaires. "Cet accord est tout simplement scandaleux" a-t-il dénoncé. "Sur les 6 milliards d'économies, il y a 5,4 milliards qui se feront sur le dos des salariés et des retraités (…) Ce n'est pas ce que j'appelle un équilibre!"

Quant à la conférence sociale qui aura lieu ce lundi : "Cette conférence sociale c'est uniquement de la communication, ce n'est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d'experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français (…) Quand les salariés ne sont pas contents, il faut des signes forts des syndicats. Chez Air France, notre refus de participer à la conférence sociale est très apprécié."

Lu sur Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !