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Agression à Marseille : "aucune colère mais de la peur" confie la victime
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Angoisse

Agression à Marseille : "aucune colère mais de la peur" confie la victime

La Provence a pu interroger brièvement la personne attaquée au couteau par un homme se revendiquant de l'Etat islamique.

Benjamin, professeur de 35 ans, est évidemment sous le choc. Lundi, il a été agressé à la manchette par un jeune lycéen de 15 ans, apparemment sans histoires. Il se souvient avoir vu "la haine vue dans les yeux de (s)on agresseur" raconte-t-il à La Provence. "Je lui disais d’arrêter de me frapper mais il continuait et je ne pensais pas m’en sortir vivant".

Les séquelles physiques sont bien là. "J’ai très mal au dos, j’ai du mal à me déplacer" explique-t-il. "J’attends aussi les résultats d’analyses quant à l’état de mes reins qui pourraient avoir été touchés par la violence de certains coups". Quant aux séquelles psychologiques, elles sont moins démonstratives et Benjamin assure ne ressentir "aucune colère mais de la peur et de l'appréhension quant à l’avenir." Pour ce juif, aucune intention de quitter la France après cette agression mais retirer sa kippa pour sortir sera peut-être une décision. "Honnêtement, je ne sais pas comment je vais me relever de cette terrible agression" lâche-t-il au quotidien régional.

"Cest la mode de se réclamer de l'Etat islamique" affirme, de son côté, le juge Marc Trevidic sur Europe 1, après cette agression. "On va voir des gestes isolés, mais il ne faut pas que cela camoufle la réalité. La réalité, c’est que des gens préparent des attentats d’envergure. Et ça, ce sont des écrans de fumée. Ça nous occupe, mais derrière, il y a une menace autrement plus importante."

Lu sur La Provence

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