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Affaire Théo : Valérie Boyer dénonce une "fake news d'État" et demande une enquête
©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Polémique

Affaire Théo : Valérie Boyer dénonce une "fake news d'État" et demande une enquête

La députée Les Républicains veut une enquête "afin de rendre aux policiers leur honneur bafoué".

Le 2 février 2017, Théodore Luhaka - alias Theo -est arrêté à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il affirme alors avoir été violé à coup de matraque par un policier lors de son arrestation, et la machine politico-médiatique se met en branle, pour dénoncer les violences policières. Théo recevra même la visite du président de l'époque, François Hollande, à l'hôpital.

Problème : les expertises médicales démontrent le contraire. Selon la première expertise, la matraque télescopique utilisée par un policier lors de l'arrestation du jeune homme n'a jamais pénétré son anus. La deuxième affirme également que le coup de matraque porté par le policier n’était "pas contraire aux règles de l’art", puisque la matraque a été utilisée après que Théo s’est rebellé.

Face à ces nouveaux éléments, la députée LR des Bouches-du-Rhône et secrétaire générale adjointe des Républicains, Valérie Boyer, a adressé un courrier à Emmanuel Macron, vendredi 23 février. Elle demande ainsi au président l'ouverture d'une enquête visant à blanchir les policiers mis en examen. "Les dernières expertises judiciaires semblent écarter le viol", indique la députée, qui regrette que "depuis plus d'un an les policiers sont vivement critiqués au nom d'une certaine forme de présomption de culpabilité. Coupables car policiers et condamnés sans procès." Elle dénonce le comportement, à l'époque, de la presse et des responsables politiques, comme François Hollande ou Emmanuel Macron. Alors ministre, ce dernier avait appelé à la responsabilité des forces de l'ordre. ""Depuis les dernières révélations (...), silence radio de votre part et de tous ceux qui ont contribué à ce déferlement contre nos policiers (...) L'État se doit d'être à leurs côtés. Parce qu'à chaque fois qu'un policier, un gendarme, un gardien de prison, un enseignant fait l'objet de violences, c'est la République toute entière qui est défiée."

Je vous demande d'ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui s'apparente à une 'fake news d'État'", lance donc Valérie Boyer dans son courrier.

Lu sur BFM TV

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