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Paradoxe

Affaire Renault : "pas de logiciel" assure Ségolène Royal

Alors que le constructeur est visé par des perquisitions, la ministre a souligné qu'il n'y avait pas de triche avérée mais des "dépassement de normes."

Renault, Volkswagen, même combat ? Pour le moment, non. Selon les premiers résultats de l'enquête réalisée par le ministère de l'Ecologie, Renault ne dispose pas d'un fameux logiciel, permettant de modifier les résultats des tests aux polluants, comme l'a fait la marque allemande. En revanche, Ségolène Royal a admis qu'il existait des "dépassements de normes" chez le constructeur français, qui a été visé par des perquisitions ce jeudi.

Comment expliquer ce paradoxe ? En fait, ce sont tout simplement les tests officiels réalisés pour collecter les données qui s'avèrent peu exigeants pour apparaître plus bas. Lors de ces tests (durant lesquels Volkswagen a triché), il y a peu d'accélérations brutales. Mais lors d'une conduite classique, le taux de polluants explose car les accélérations sont bien plus brutales.

Et c'est particulièrement le fait de Renault car le constructeur utilise du matériel moins coûteux et donc moins efficace pour réduire la pollution de ses véhicules, au contraire de Peugeot et Citroën, plus avancés sur ce point. D'ailleurs, Thierry Bolloré, directeur délégué à la compétitivité de Renault, admettait dans le Figaro que sa marque ne faisait pas "partie des premiers de la classe" dans le domaine environnemental. Un investissement de 50 millions d'euros a été annoncé pour y remédier.

Lu sur le Point

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