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Affaire Copé : Le Point en remet une couche, la société Bygmalion n’en serait pas à ses premiers déboires
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Favoritisme

Affaire Copé : Le Point en remet une couche, la société Bygmalion n’en serait pas à ses premiers déboires

La société de communication aurait été mêlée de nombreuses fois à des enquêtes sur des soupçons de "favoritisme et prise illégale d’intérêts".

Jeudi, Le Point assurait que Bygmalion, société fondée en 2008 par des proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, aurait empoché au moins 8 millions d'euros pendant la campagne de Nicolas Sarkozy via l'une de ses filiales. Ce vendredi, l’hebdomadaire en remet en couche, racontant que l’agence de communication et ses dirigeants n’en sont pas à leurs premiers déboires.

En 2004, alors adjoint à la mairie de Beauvais, Bastien Millot est accusé de détournements de fonds. Il aurait signé à un chauffeur près de 1 500 heures aux frais du contribuable. Un an plus tard, il devient directeur général délégué chez France Télévision, chargé stratégie, communication et innovation. En 2008, il se met en congé sabbatique pour création d’entreprise. Le 24 avril 2013, Le Canard Enchaîné révèle que le jour de ce départ, Bastien Millot avait signé près de 144 000 euros de contrats avec France Télévision au bénéfice de sa société Bygmalion, créée trois jours plus tôt. Une information judiciaire, confiée au juge Renaud Van Ruymbeke, est ouverte en juin 2013 sur des soupçons de "favoritisme et prise illégale d'intérêts".

Fin décembre 2012, des représentants de l'organisation Anticor à Menton, déposent plainte pour "délit de favoritisme" contre le maire UMP de la ville Jean-Claude Guibal. Selon l'hebdomadaire Marianne, ils auraient découvert quelques semaines plus tôt que la mairie s'est offert les services des sociétés Bygmalion et de COM1+, dirigée par un autre soutien de Copé, Guillaume Peltier. Le contrat de COM1+ s'élèverait, selon Marianne, à 14 800 euros hors taxe, "soit 200 euros au-dessous du seuil établi par le code des marchés publics, qui aurait obligé la ville à faire paraître une publicité et à mettre les prestataires en concurrence" ! "Le marché, s'interroge le journal, a-t-il été fractionné en deux pour passer sous le seuil si contraignant des 15 000 euros ?"

Enfin, en avril 2013, le parquet de Créteil ouvre une enquête préliminaire sur des soupçons de malversation dans le marché de communication de Saint-Maur-des-Fossés (dans le Val-de-Marne). Les dissidents du maire l'accusent de "manque de transparence" à propos de ses contrats passés avec Ideepole, une filiale de Bygmalion. Le Parisien, qui a eu accès à certaines des factures, note que toutes les prestations prévoient des frais supplémentaires pour "exécution en urgence" - "des surfacturations non mentionnées dans le détail des tarifs du marché relatif à la communication, passé début 2009". 

Lu sur Le Point

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