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Affaire Bygmalion : l'UMP se divise, le PS tente de rester prudent et le FN exulte
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Divergences

Affaire Bygmalion : l'UMP se divise, le PS tente de rester prudent et le FN exulte

Il semblerait que l'affaire Bygmalion soit avant tout celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Face aux révélations qui s'amoncèlent chaque jour un peu plus, les différents politiques divergent sur la ligne de conduite à adopter.

 

Ce mardi, Jean-François Copé a annoncé son départ de l’UMP le 15 juin prochain. Mais l’affaire Bygmalion n’a pas affecté que lui. En effet, les déclarations de l’avocat de l’agence de communication et de celles de Jérôme Lavrilleux, ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, laissent entendre que ce scandale est avant tout celui des comptes de campagne de l’ancien chef de l’Etat. Face à ce séisme, l’UMP se divise, le PS tente de rester prudent et le FN jubile.

A l’UMP, Pierre Lellouche et Bernard Debré ont exhorté Jean-François Copé a quitter ses fonctions. "Je lui demande de se mettre en retrait de la direction du parti le temps que l'enquête dise qui a fait quoi", déclarait le premier au micro de RTL avant que Jean-François Copé annonce sa démission. "On ne peut pas rester comme ça par dignité politique", renchérissait alors le deuxième sur i-Télé. Alain Juppé, qui présidera temporairement, à partir du 15 juin, l’UMP en compagnie des deux anciens premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, a, quant à lui, réclamé sur son blog une refondation plus profonde du parti. Il affirme que "seul un retour prochain devant les militants, dans un congrès refondateur, sera à la hauteur des enjeux". Michèle Alliot-Marie est l’une des rares à avoir pris la défense de Jean-François Copé : "Je pense que c'est un avocat qui a parlé, qu'il défend ses clients, c'est donc tout à fait normal. Il peut y avoir aussi d'autres versions et d'autres réalités, et nous souhaitons les entendre".

Pendant ce temps là, la ligne directrice du Parti socialiste est à la prudence. "Rien ne sert d'en rajouter", a déclaré le porte-parole du PS, Carlos Da Silva, tout en évoquant des faits "absolument sidérants" s'ils sont avérés. "Il n'est pas question d'en faire un objet politique. Au contraire. Parce que tout cela ne peut qu'alimenter la méfiance, la défiance, dont les seuls bénéficiaires sont l'abstention et les populistes." Et en effet, le Front national se frotte les mains. Sur BFM-TV, Jean-Marie Le Pen a qualifié l'affaire Bygmalion de "bombe thermonucléaire" qui "remet en cause les institutions de la République". "Il s'agit d'accusations extrêmement graves [qui] s'additionnent avec les affaires Kadhafi, Tapie… "

Les dernières révélations "illustrent le naufrage de l'UMP sur le plan moral", a également fustigé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR). L'UMP "ayant trahi toutes ses convictions gaullistes, il n'est pas surprenant de constater  son naufrage sur le plan moral", lance le député de l'Essonne, ajoutant qu'il est "loin d'être étonné" de ces révélations. "La justice devra désormais faire son travail pour savoir qui était au courant de ces méthodes qui abîment toujours plus l'image des politiques dans notre pays", déclare l'homme qui avait quitté l'UMP en 2007.

Lu sur Le Monde

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