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Taha Bouhafs expose sa version des faits et met en cause Clémentine Autain.
Taha Bouhafs expose sa version des faits et met en cause Clémentine Autain.
©JULIEN DE ROSA / AFP

Nupes

Accusations de violences sexuelles : Taha Bouhafs sort du silence, demande une procédure juste et équitable et met en cause Clémentine Autain

Le journaliste et militant dénonce une procédure opaque au sein de la France Insoumise et les mensonges de Clémentine Autain dans la presse. Taha Bouhafs avait été contraint de se retirer de la campagne des législatives.

Taha Bouhafs publie un long communiqué sur les réseaux sociaux alors qu'il a été écarté de la Nupes après des signalements d'agressions sexuelles. Il expose sa version des faits et met en cause Clémentine Autain et le Comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles, selon des informations de Marianne. Il dénonce un manque de transparence de la part des instances :

« Le scrutin est aujourd'hui derrière nous, c'est donc l'heure de la clarification et de la vérité. Lundi 9 mai dernier, Clémentine Autain m'a annoncé, dans un café près du siège du mouvement, que la décision avait été prise de me désinvestir de ma candidature aux législatives » à cause d'un signalement fait auprès du Comité. 

Après avoir demandé des informations concernant les faits qui lui étaient reprochés, Clémentine Autain aurait alors répoondu : 

« Pendant 1 000 ans les femmes n'ont pas été entendues, tu payes peut-être aussi pour les autres, mais c'est comme ça, c'est un choix politique. ​​​​​​ »

Taha Bouhafs accuse ensuite la députée insoumise de lui avoir demandé « de faire un communiqué pour dire [qu'il retirait sa] candidature à cause des attaques racistes » dont se disait victime le candidat lors de la campagne. 

Clémentine Autain aurait menacé Taha Bouhafs : 

« Si tu refuses, c'est nous qui serons obligés de communiquer publiquement contre toi, ce n'est pas dans ton intérêt », selon le récit de Taha Bouhafs.

L'affaire a alors été sortie dans la presse et le communiqué de La France insoumise a été publié avec la précision selon laquelle Taha Bouhafs aurait « été confronté aux accusations dont il faisait l'objet ». 

Le journaliste évoque pourtant une autre version : « J'ignore ce dont on m'accuse, je n'ai jamais été confronté aux dites accusations, pas plus le 9 mai qu'une autre date. »

Taha Bouhafs aurait, à plusieurs reprises, demandé aux instances du parti à être entendu et confronté aux accusations pesant sur lui. Il ne recevra jamais de réponse. Clémentine Autain s’est félicitée que l'affaire ait été « réglée en 5 jours ».

La prise de parole de Taha Bouhafs devrait ajouter encore à la polémique touchant la France Insoumise depuis les accusations d'agression sexuelle contre Eric Coquerel.

Dans sa lettre Taha Bouhafs regrette que « la confusion et l'opacité de la séquence » aient permis à ses détracteurs de « répandre à [son] sujet les rumeurs les plus absurdes et les plus salissantes ». 

Il cite notamment le témoignage d'un ancien collègue du Média, publié dans Le Point – « Quand Taha a dit qu'il ne voulait pas s'isoler en salle de montage avec un collègue parce que ce dernier était gay, on a fait comme si on n'avait rien entendu » –, assurant que c'est « absolument faux ». « Je ne suis animé par aucune haine ou esprit de vengeance », indique Taha Bouhafs, estimant toutefois venue « l'heure de la clarification et de la vérité ».

Marianne

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