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Crise de la dette : accord aux forceps
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Ouf !

Crise de la dette : accord aux forceps

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont convenu d'une décote de 50% sur les titres de dettes grecque détenus par les investisseurs privés.

Mise à jour à 12h :

Quelques réactions de l'étranger à l'accord conclu à Bruxelles :

- En Grèce, le porte-parole du gouvernement Elias Mossialosa estime que  "Le pays a signé un accord très important, c'est un jour historique qui peut mettre de l'ordre dans nos finances publiques". "Nous avons échappé au piège du défaut" de paiement, ajoute-t-il, ajoutant qu'il s'agissait d'"une question de survie" pour le pays. Mais "il est très probable qu'une grande partie des actions bancaires devront passer sous le contrôle de l'Etat grec" reconnait-il.

- En Allemagne, la chancelière Angela Merkel estimé que la zone euro avait été à la "hauteur des attentes" et "avait fait ce qu'il fallait faire pour l'euro". Ajoutant : "C'était tout sauf évident il y a quelques jours encore".

- En Chine, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu, salue le plan anticrise, qui devrait "soutenir la confiance des marchés" et insuffler une "nouvelle vitalité" à l'intégration européenne. "Nous pensons qu'une croissance continue, stable et saine de l'UE, qui est la première économie mondiale, est vitale pour la reprise économique mondiale", ajoute-t-elle, souhaitant "renforcer la coopération bilatérale sur la base d'un bénéfice réciproque".

La Troïka salue le plan de secours de la zone euro (Euronews) :

En France, le ministre de l'économie François Baroin évoque un "accord difficile", au micro de RTL :

(Le 27 octobre à 5h)

C'est un accord aux forceps. Selon Le Figaro jeudi 27 octobre, les dirigeants européens, réunis pour tenter de résoudre la crise de la dette qui ébranle l'Europe, sont tombés d'accord dans la nuit et après d'intenses négociations sur une décote de 50% sur les titres de la dette grecque.

"Il s'agit de décisions lourdes que personne n'aurait imaginé il y a un an. La France réclamait la convergence, c'est ce qui a été décidé. La France voulait éviter le drame d'un défaut, c'est ce qui est fait. La France souhaitait un fonds européen avec un effet de levier, c'est ce que nous avons fait également", a fait savoir Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse.

L'effort demandé aux établissements bancaires devrait permettre de ramener la dette grecque de 160 à 120% du PIB en 2020.

"progrès substantiels"

Par ailleurs, les moyens du fonds de secours de la zone euro seront "démultipliés" afin d'atteindre "1000 milliers d'euros environ", a fait savoir Nicolas Sarkozy.

Voir la vidéo d'Euronews, "satisfaction du couple franco-allemand" :

Voir la vidéo de BFMTV, "des négociations laborieuses" :

A l'issue de l'accord, la directrice générale du FMI Christine Lagardea salué les "progrès substantiels" réalisés à Bruxelles, félicitant les dirigeants de la zone euro pour avoir mis sur pied "un programme qui va répondre à la crise dans la région". Elle a fait part de son intention immédiate de "recommander au conseil d'administration du FMI le versement de la prochaine tranche de prêt" à la Grèce,

Le président de la Banque centrale européenneJean-Claude Tricheta de son côté salué les "décisions extrêmement importantes" prises par les dirigeants de la zone euro.

Un optimisme qui ne semblait pas vraiment de mise du côté de la chancelière allemande Angela Merkel. "Personne ne devrait croire qu'une autre moitié de siècle faite de paix et de prospérité en Europe puisse être considérée comme acquise", a-t-elle estimé en marge du sommet de Bruxelles, rapporte The Independant.

Lu sur le Figaro

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