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Pas assez d'iode en cas d'accident nucléaire
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Embarrassant

Pas assez d'iode en cas d'accident nucléaire

Ces comprimés sont distribués pour prévenir le cancer de la thyroïde. Les stocks sont insuffisants et périmés.

Quelques mois après la catastrophe de Fukushima, voilà une information plutôt gênante pour les autorités françaises : en cas d'accident nucléaire, le pays ne serait apparemment pas en mesure de distribuer suffisamment de comprimés d'iode, permettant de prévenir le cancer de la thyroïde. Les stocks disponibles s'avèrent par ailleurs périmés, révèle Rue 89 mardi 30 août.

L'information a été communiquée à la rédaction par un militant antinucléaire résidant à une trentaine de kilomètres de la centrale du Blayais, en Gironde. "Quand la directrice générale des services de sa commune lui a ouvert les portes du stock de comprimés d'iodure de potassium, il a pu prendre des photos. Il a remarqué que sa commune stockait 2 000 comprimés, au lieu des 3 000 nécessaires à sa population, et surtout, que la date de péremption notée sur les boîtes était dépassée depuis 2007.", affirme Rue 89.

L'agence régionale de santé d'Aquitaine, contactée par le militant curieux, répond de son côté que si "Pour la région Aquitaine, une majorité de ces stocks sont à ce jour périmés (d'un point de vue réglementaire, des analyses physico-chimiques pourraient démontrer la stabilité de l'iodure de potassium)."

La direction générale de la Santé affirme, elle, que les stocks disponibles sont en ce moment même renouvelés, à hauteur de 110 millions de comprimés. Toutefois, Rue 89, qui pointe le fait qu'il n'y a actuellement qu'un lieu de stockage par département, ce qui rendrait la répartition des comprimés en moins de deux heures, en cas de catastrophe, complexe.

Lu sur Rue89

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