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Dans un entretien au quotidien Ouest-France paru lundi 16 mars, Jean-Marc Ayrault a vivement critiqué Manuel Valls.
Dans un entretien au quotidien Ouest-France paru lundi 16 mars, Jean-Marc Ayrault a vivement critiqué Manuel Valls.
©Reuters

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49-3, frondeurs, Front national... Quand Jean-Marc Ayrault critique Manuel Valls

Dans un entretien au quotidien Ouest-France paru ce lundi 16 mars, l'ancien Premier ministre a vivement tenu à se démarquer de son successeur.

Jean-Marc Ayrault n'a rien à voir avec Manuel Valls et il tient à le faire savoir. Dans un entretien au quotidien Ouest-France paru ce lundi 16 mars, l'ancien Premier ministre a vivement critiqué son successeur, dénonçant notamment le recours au 49-3 pour faire passer la loi Macron en force et la présence de frondeurs au sein du gouvernement.

"Je n'ai pas eu à utiliser le 49-3. Je n'avais pas de 'frondeurs' et les Verts étaient au gouvernement", déclare Jean-Marc Ayrault en référence à ces deux années passées à Matignon. "On aurait pu, sur la loi Macron, avoir un dialogue plus fructueux entre la majorité parlementaire et l'exécutif. Pour la suite du quinquennat, il est très important que la majorité qui a élu François Hollande se retrouve", poursuit-il. Mais pour cela, " Il faut donner des perspectives, avec plus de justice, à travers par exemple la réforme fiscale et le prélèvement de l’impôt à la source. Il faut aussi savoir écouter des voix comme celle de Martine Aubry". 

Jean-Marc Ayrault a également tenu à se démarquer de Manuel Valls concernant son rapport au Front national. Pour lui, il ne faut pas absolument pas que le parti de Marine Le Pen se retrouve au centre de la campagne pour les élections départementales des 22 et 29 mars. "Ce qui doit être au centre de cette élection, ce n'est pas le Front national, c'est le choix de majorités départementales", déclare-t-il, ajoutant :"Choisir une majorité de droite ou de gauche, ce n’est pas la même chose. Dans les départements, les gens sont en général satisfaits des politiques que mène la gauche. J’appelle les électeurs à ne pas s’abstenir et à voter pour une politique qui va dans le sens de leurs intérêts au quotidien, même si je peux comprendre l’impatience ou le découragement face à la situation du pays qui, à leurs yeux, ne se redresse pas assez vite".

Lu sur Le Huffington Post

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