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Quand les "1%" capturent le fruit de la reprise économique
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Ultra-riches

Quand les "1%" capturent le fruit de la reprise économique

Mais contrairement à il y a 20 ans, ces ultra-riches sont capables de tout perdre en une journée.

L'opposition entre les 99% et la petite minorité des 1% d'ultra-riches n'est pas qu'un slogan. Une étude de l'économiste français Emmanuel Saez sur l'économie américaine est formelle : les 1% supérieurs ont capturé 93% de la croissance liée à la reprise économique de 2009-2010.

PériodeCroissance du revenu des 1%Croissance du revenu des 99%
1993-200098.7%20.3%
Récession de 2001-30.8%-6.5%
2002-200761.8%6.8%
Récession de 2007-36.3%-11.6%
2009-201011.6%0.2%

Le revers de la médaille, c'est que ces élites perdent également beaucoup plus pendant les périodes de récession que le reste de la population. Un constat qui vient confirmer la théorie du "High-Beta", émise par Robert Frank.

Dangereux

Selon cet économiste américain, ces "high beta riches"  (riches à bêta élevé) se sont émancipés dans les années 1980 du reste de la population, devenant une force économique instable et dangereuse pour l'économie : beaucoup plus sensibles aux fluctuations des marchés, ils fragilisent par leur poids l'économie de la consommation, les marchés financiers, le marché de l'emploi et les finances publiques.

Cette nouvelle "ploutocratie Potemkine" cache selon Robert Frank une montagne de dettes derrière l'image du succès : contrairement à l'ancienne classe riche, dont les revenus restaient stables, la prochaine crise est capable de leur faire perdre en un éclair leurs chateaux, leurs jets privés et leurs yachts.

Lu sur le Wall Street Journal Online

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