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Soldats français au Mali
©Michele CATTANI / AFP

Terrorisme

1.000 militaires, y compris des forces spéciales, continuent de publier des informations sensibles menaçant leur sécurité en France et à l'étranger sur les réseaux sociaux

Ce genre de publication sur les réseaux sociaux existe depuis des années, et perdure malgré leur interdiction formelle

"Des milliers de militaires utilisent Strava pour analyser leurs séances de jogging. Problème : certains laissent fuiter sur Internet le détail de leur parcours, relevé par leur bracelet GPS ou leur smartphone, des informations qui posent un problème de sécurité." écrivait Le Monde en janvier 2018.

La situation ne semble pas avoir changé depuis, au sein de l'armée française, y compris au sein des forces spéciales, comme le montre une enquête du site d'information Mediapart qui donne plusieurs exemples dont un à propos d'un soldat des forces spéciales : "Nous avons pu récolter en quelques heures (et uniquement en recoupant des données publiques) un nombre impressionnant de détails sur le militaire : l’adresse de son domicile, les trajets de vélo et de course à pied qu’il affectionne, les endroits où il a été envoyé en opérations ces deux dernières années mais également son nom, celui de sa compagne et de son fils, ainsi que des photos d’eux trois."

Comme on le voit tout y est adresse personnelle, trajets habituels, lieux où il a été en mission, photos dévoilant sa famille et sa vie privée.

« Certains militaires s’en foutent complètement, ils se disent que ça n’arrive qu’aux autres et se croient invincibles », constate plus prosaïquement un soldat français ayant participé à l’opération Barkhane joint par Mediapart.

Mediapart conclut en s'étonnant : "L’incapacité apparente du ministère français des armées à traiter le problème des données personnelles en ligne est d’autant moins compréhensible que l’institution a déjà reçu plusieurs alertes."

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