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"Réunionnais de la Creuse" : l'Assemblée reconnaît la responsabilité de l'Etat
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50 ans après

"Réunionnais de la Creuse" : l'Assemblée reconnaît la responsabilité de l'Etat

Ce mardi 17 février, l’Assemblée nationale a adopté une résolution mémorielle concernant le millier d’enfants réunionnais exilés par l’Etat en métropole entre 1963 et 1982.

50 ans après les faits, les députés viennent de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans l’affaire dite des "Réunionnais de la Creuse". Ce mardi 17 février, l’Assemblée nationale a en effet adopté une résolution mémorielle, déposée par la députée socialiste Ericka Bareigts visant, d’une part, à faire sortir de l’ombre cet épisode peu connu de l’histoire de France et, d’autre part, à reconnaître la "responsabilité morale de l’Etat".

L’épisode en question ? La migration forcée, entre 1963 et 1982, par l’Etat, de plus de 1 600 enfants réunionnais vers la métropole pour combler l’exode rural, comme le souligne Metronews.

Une résolution symbolique, qui n’a pas valeur de loi, mais qui permet "avec une force symbolique de marquer un attachement à ces souffrances sans détourner la loi de sa portée initiale" explique Jean-Jacques Urvoas le président de la commission des lois au monde.fr.

Par ce texte, l'Assemblée nationale demande à ce que "la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée ; considère que l'Etat a manqué à sa responsabilité morale envers des pupilles ; demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle".

Une adoption saluée par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. De leur côté, les députés UMP ont voté contre ce texte, dénonçant une "instrumentalisation de l'histoire".

Lu sur lemonde.fr

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