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Ni au volant, ni à la place du mort

Voitures sans chauffeur : ces premiers utilisateurs révèlent ce qui les a le plus surpris (et pourrait vous surprendre aussi)

Les voitures sans chauffeur sont maintenant une réalité, et leur développement va bon train, Google en tête. Mais si la technologie est là, la législation autour de ces véhicules est loin d’être claire, et risque de retarder leur arrivée sur le marché pendant plusieurs années.

L’arrivée de "l'hoverboard" sur le marché des loisirs a été d’abord une source d’excitation pour les amateurs de science-fiction, de "Retour vers le futur" et de skateboards volants, puis de déception pour à peu près tout le monde. Un machin bizarre à la véritable appellation bien moins attrayante (self-balancing two-wheeled board) avec comme unique conséquence apparente des vidéos YouTube d’enthousiastes se fracturant le coccyx.

On était donc en droit de lever un sourcil suspicieux lorsque les premières voitures sans chauffeur ont été annoncées à la fin des années 2000 – mais c’était sans compter sur Google, et la capacité du géant américain à investir dans ses projets des sommes ridiculisant la concurrence.

La recherche, et même les succès, dans le domaine des voitures sans chauffeur ne sont en soi pas des nouveautés. Ce qui change réellement la donne, c’est l’annonce de Google de les commercialiser d’ici 2020.

Dans une interview accordée à la Chambre de Commerce des Etats-Unis, la directrice de projet des voitures automatiques de Google, Jennifer Haroon, présente les trois principales réactions des "cobayes" s’essayant à la conduite – en l’occurrence non-conduite – de ces véhicules futuristes.

Première réaction : l’ennui. Voilà qui peut paraître un peu décevant, ou suggérer que les sujets soient blasés (on imagine la réaction de ces testeurs à bord du premier voyage spatial commercial : "bof"), mais c’est en fait un point très positif. Si l’on s’ennuie, ça doit bien vouloir dire que la voiture fait son boulot, et le fait bien : c’est du moins plus positif que si tous les sujets étaient livides et cramponnés à leur siège durant tout le trajet.

Réactions suivantes : les testeurs sont en général impressionnés par le champ de vision du véhicule (à 360 degrés, sur une surface avoisinant deux terrains de foot).

Finalement, tous sont surpris par la rapidité avec laquelle ils font confiance au système de navigation du véhicule. Comme l’écrit Brian Fung, qui a essayé l’une de ces voitures pour le Washington Post, "la voiture sait passer à l’orange".

En somme, le système marche, et il donne vite confiance. Donc il semble probable que les consommateurs vont adhérer, et qu'une fois les modèles vraiment disponibles dans le commerce, le passage au nouveau système se fera plus rapidement que certains ne le pensent. La sophistication extrême des systèmes de navigation, radar et autres GPS permet au véhicule de calculer en une fraction de seconde la bonne décision.

La technologie est là, elle fonctionne. Nombreux sont les fabricants et distributeurs à développer leurs propres prototypes : Renault, Audi, Mercedes-Benz, General Motors, Telsa… La liste continue. Et si nous devrons encore attendre quelques années avant de voir ces véhicules intelligents largement répandus, ce n’est pas tant dû aux limites technologiques qu’aux restrictions légales.

En effet, il n’existe pas de régulations uniformes pour les véhicules sans chauffeur : doivent-ils posséder un volant ou des pédales ? Le passager peut-il prendre les commandes du véhicule à tout moment ? Ces décisions devront être prises à l’échelle législative dans les années à venir. 

Les fabricants ne sont pas les seuls à voire les possibilités économiques énormes offertes aux voitures autonomes : l’agence Reuters a récemment révélé que le service de transport Uber cherche à acheter une véritable "flotte" de véhicules sans chauffeur, et le magazine Allemand Manager Magazin est allé jusqu’à dévoiler la semaine dernière qu’Uber avait commandé pas moins de 100 000 Mercedes Class-S. Uber et Daimler n’ont pas confirmé l’information.

Si la rumeur s’avérait, Uber, non content de s’être mis à dos tous les chauffeurs de taxi du monde, s'aliènerait maintenant ses propres employés. On n’arrête décidemment pas le progrès. 

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