Le 1er juin 2026, Wilfran Moufouma-Okia, chef des services de prévision climatique de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), montre du doigt des graphiques affichés sur un écran d'ordinateur au siège de l'OMM à Genève. Le 2 juin 2026, l'OMM a annoncé qu'il y avait 80 % de chances que le phénomène El Niño, responsable du réchauffement climatique, se développe entre juin et août, augmentant ainsi le risque d'événements météorologiques extrêmes.
See image caption
See copyright

AVIS DE TEMPETE

Voilà pourquoi le super El Niño pourrait bien couper… votre internet

Un phénomène né à des milliers de kilomètres, dans les eaux équatoriales du Pacifique, pourrait-il vraiment couper le Wi-Fi d’un foyer breton ou normand ? La mécanique, aussi indirecte soit-elle, existe bel et bien, via le jet-stream et la circulation des dépressions atlantiques. Mais entre un super El Niño historique annoncé et ses conséquences concrètes sur la France, les climatologues eux-mêmes avancent prudemment. Faut-il déjà s’inquiéter, ou simplement rester attentif ?

9 min de lecture

A PROPOS DES AUTEURS

Guillaume Séchet est un météorologiste. Présentateur météo et prévisionniste à La Chaîne Météo (entre 1996 et 2007), puis à Météo News (entre 2007 et 2009) et depuis 2009 à BFMTV, il est également le créateur et responsable de la société Meteo-Villes qui englobe des sites de météo expertisée pour 19 grandes agglomérations. Il est également l'auteur de 4 ouvrages sur les évènements climatiques (les plus connus étant "Quel temps !" et "Y'a plus de saison").