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Comme pour Nicolas Sarkozy, son expérience et sa stature de chef d’Etat est apprécié. Il est également jugé précis et concret, notamment sur les sujets internationaux.
Comme pour Nicolas Sarkozy, son expérience et sa stature de chef d’Etat est apprécié. Il est également jugé précis et concret, notamment sur les sujets internationaux.
©MARTIN BUREAU / AFP

Réactions en live

Vers une surprise Fillon ? Quelques enseignements sur la primaire de droite vue depuis les réseaux sociaux

Alors que les sept candidats de la primaire de la droite et du centre se sont affrontés ce jeudi 3 novembre lors d'un deuxième débat télévisé, retour en chiffres sur l'impact qu'a eu chaque candidat sur les réseaux sociaux lors de cette soirée.

Nicolas Sarkozy

Si Nicolas Sarkozy génère deux fois plus de contenus émotionnels que François Fillon (n°2), sa courbe des émotions positives est structurellement en baisse tout au long de l’émission.

La confiance reste stable mais la joie, assimilable au plaisir, décroît fortement. L’analyse des réseaux montre de fortes frictions entre les sarkozystes et les anti-sarkozystes et une certaine lassitude, en volume, à le défendre alors qu’il subit de nombreuses attaques.

Nous enregistrons beaucoup de colère contre Nicolas Sarkozy lorsqu’il invoque la crise financière pour justifier ses choix "difficiles" au cours de son quinquennat, 42% des contenus émotionnels sont négatifs.

Points faibles

Les deux éléments qui lui sont le plus reprochés par les internautes sont :

- La baisse des effectifs de police

- Toujours ses mises en examen

Points forts

Les internautes voient en Nicolas Sarkozy un homme d’expérience, précis, un chef d’Etat. Des traits de caractères sont également évoqués positivement, tels que son dynamisme et sa décontraction pendant le débat.

François Fillon

Contrairement à Nicolas Sarkozy, la courbe des émotions positives concernant François Fillon est en hausse tout au long du débat.

C’est surtout la confiance qui ne cesse de croître. Néanmoins, il génère peu d’émotions fortes et impliquées telles que la "joie" ou le "plaisir".

François Fillon est le numéro 2 du débat en volume, et au coude à coude avec l’ancien Président en volume d’émotions positives. En effet, le député de Paris ne génère que 22% d’émotions négatives. A noter que François Fillon génère plus d’émotions qu’au début de sa campagne.

Points faibles

- Si la majorité des internautes ont apprécié qu’il refuse de prendre part à certaines polémiques, les autres lui reprochent d’être resté trop en retrait.

- Son manque d’enthousiasme est souvent abordé par les internautes.

- La thématique de l’éducation a donné lieu à des controverses.

Points forts

- Comme pour Nicolas Sarkozy, son expérience et sa stature de chef d’Etat est apprécié.

- Il est également jugé précis et concret, notamment sur les sujets internationaux.

Alain Juppé

Comme pour François Fillon, la courbe des émotions positives progresse tout au long du débat mais sur des volumes plus faibles (deux fois inférieurs au volume de ce dernier). La confiance est souvent très liée à la posture générale d’Alain Juppé. Peu de joie, peu de colère : Alain Juppé génère moins d’hostilité que lors du dernier débat, mais ne suscite pas non plus un grand engouement. Même lors du passage sur François Bayrou, les internautes ne réagissent pas sur des volumes significatifs. Alain Juppé évite de prendre des risques et sa stratégie fonctionne.

Points faibles

- Son âge est particulièrement évoqué par les internautes qui le trouve trop vieux et mou.

- Ils sont nombreux à lui reprocher d’avoir été trop sur la défensive lors du débat.

Points forts

- Son refus de participer aux polémiques a été très apprécié.

- Alain Juppé est jugé équilibré, complet et convainquant. Ses points forts restent très rationnels.

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire suscite peu d’activité dans les réseaux, donc très peu d’émotions également. Ce sont ses attaques envers Nicolas Sarkozy qui ont généré le plus d’émotions : de la joie pour ses supporters et de la colère pour les autres.

Nathalie Kosciusko-Morizet

Nathalie Kosciusko-Morizet, au contraire de Bruno Le Maire, génère plus de controverses et d’activité dans les réseaux. L’émotion positive en tête est la joie, c’est-à-dire un certain plaisir chez les internautes d’assister à ses attaques répétées contre son ancien mentor Nicolas Sarkozy.

En revanche, elle n’en profite pas pour gagner de la confiance auprès des internautes. Cette émotion reste à un niveau faible, comme l’ensemble de son activé comparée aux trois leaders.

Points forts

- Ses allusions au Grenelle de l’environnement et aux femmes

- Sa fraîcheur et son courage

Points faibles

- Le parrainage de Robert Ménard

- Son manque de compétence

Jean-François Copé

L’activité de Jean-François Copé est équivalente à celle de Nathalie Kosciusko-Morizet mais avec une majorité d’émotions négatives. Il suscite crainte et colère essentiellement. Sa stratégie "anti-Sarkozy" ne convainc pas les internautes. Jean-François Copé a perdu en crédibilité lors de ce second débat, notamment à cause du lapsus.

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson 
n’a visiblement pas réussi 
à créer une communauté significative autour de sa candidature. Sa position manque de clarté et les internautes ne le suivent pas.

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