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Un lobby gay au FN ? Et alors...
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Editorial

Un lobby gay au FN ? Et alors...

Y a-t-il un lobby gay au FN ? Le journal d’extrême droite Minute a fait sensation en posant, à la une, ce qu’il appelle une "question taboue". Mais cette formation ne serait au fond que la confirmation du la normalisation du Front National.

Yves Derai

Yves Derai

Yves Derai est éditorialiste à Atlantico. Chaque semaine, il écarte les lourds rideaux de velours des palais de la République pour nous en révéler les secrets.

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Le journal d’extrême droite Minute a fait sensation en posant, à la une, ce qu’il appelle une "question taboue" : "Y a-t-il un lobby gay au FN" ? Si tel était le cas, cette entité, pas forcément formelle, ne serait au fond qu’une manifestation supplémentaire d’un mouvement amorcé depuis le début de l’"ère Marine", la normalisation du Front National. Car des lobbies gays, il en existe dans à peu près tous les partis politiques français. Homosexualité et Socialisme sévit au PS depuis des décennies. Gay Lib, mouvement associé à l’UMP, né au début des années 2000, revendique un certain nombre de victoires sur divers sujets de société. Les Verts ont aussi leur "section gay" qui planche sur des thèmes comme le mariage pour tous ou l’homoparentalité, etc.

Par delà les partis politiques, des "lobbies gays" se sont d’ailleurs insérés dans toutes les strates de la société française. Les communautés religieuses, les syndicats, les patrons, les collectivités territoriales… Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait nommé dés son arrivée à l’Hôtel de Ville en 2001 un "Monsieur Gay" chargé de recevoir les responsables associatifs, de trier les demandes, de faire avancer les dossiers. Cette semaine encore, Anne le Strat, adjointe au maire de Paris, a signé une charte contre la discrimination homosexuelle au sein de la société mixte, Eau de Paris, avec l’Inter LGBT (Lesbiennes Gay Bi et Trans) au ministère des Droits de la Femme. L’Inter LGBT qui organise chaque année la fameuse Gay Pride est progressivement devenue un interlocuteur régulier des pouvoirs publics sur nombre de questions liées à la famille et à son évolution.

Est-ce un bien ou un mal que les homosexuels se soient ainsi organisés en communauté, forte d’une kyrielle d’associations, pour défendre ce qu’elle considère être ses intérêts et interpeler les autorités ? Chacun en jugera.  Le fait est que cette structuration participe d’une authentique stratégie politique dont le Front National, dans sa version "moderne", n’est pas exclu.

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