Trierweiler / Royal : le livre qui raconte comment le "tweet de la jalousie" a mis le feu aux poudres | Atlantico.fr
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C’est à la suite d’une dispute avec François Hollande que Valérie Trierweiler aurait envoyé son fameux tweet de soutien à Olivier Falorni...
C’est à la suite d’une dispute avec François Hollande que Valérie Trierweiler aurait envoyé son fameux tweet de soutien à Olivier Falorni...
©Reuters

Combat de poules

Trierweiler / Royal : le livre qui raconte comment le "tweet de la jalousie" a mis le feu aux poudres

Anna Cabana et Anne Rosencher racontent que c’est à la suite d’une dispute avec François Hollande que Valérie Trierweiler aurait envoyé son tweet. Cette dernière aurait moyennement apprécié que son compagnon se soit publiquement affiché en faveur de Ségolène Royal pour les législatives. Extraits de "Entre deux feux" (1/2).

Anna Cabana et Anne Rosencher

Anna Cabana et Anne Rosencher

Anna Cabana est grand reporter au Point. Elle est notamment l'auteur de "Cécilia" (2008), "Villepin, la verticale du fou" (2010) et "Juppé, l'orgueil et la vengeance" (2011).

Anne Rosencher est rédactrice en chef à Marianne.

Voir la bio »

"Jusqu’au 6 mai, on est soumises ; après, on va soutenir Olivier ! » Installées sur les banquettes du Café de Flore, jeudi 5  avril 2012, Valérie Trierweiler et Safia Otokoré –  la sémillante conseillère de Pierre Moscovici  – mettent au point, en riant, leur conspiration falorniste. Il est 10 heures du matin et toutes deux sortent du grand amphithéâtre de Sciences Po où François Hollande a discouru pendant une heure sur… le bien-fondé des revendications féministes. S’il avait su ! Les deux copines rigolent, pestent, et jurent qu’après le 6 mai, jour du second tour de la présidentielle. [...]

Car Olivier Falorni, pour ne citer que lui, a été le complice, et le témoin, des nouvelles amours de Hollande. Valérie Trierweiler a les amitiés aussi tenaces que les rancunes. Et Falorni est un ami, un point c’est tout. Pas question de le lâcher, pense-t-elle. [...]

Pour tous, Valérie Trierweiler était désolée, elle pestait contre la propension de Hollande à récompenser les ennemis d’hier et à faire la part trop belle, estimait-elle, aux ségolénistes. A un ami du couple qui lui demande si elle pense que « François » pourrait l’aider à obtenir le poste qu’il guigne dans l’administration, Valérie Trierweiler répond, amère : « Demande toujours, mais tu sais qu’il ne s’occupe plus trop des fidèles en ce moment. » Comme une idée fixe. Entêtante. Mais pas au point de tweeter. Ça, elle ne l’a fait que pour Falorni. Le Rochelais a eu droit à un traitement très spécial.

Le 12 juin 2012 au soir, sept heures avoir posté son tweet, Valérie Trierweiler persiste et signe, dans le SMS qu’elle a envoyé à l’une des auteures  : « Je trouve totalement injuste le déferlement contre Falorni, qui est l’un des plus anciens et solides soutiens de FH. Il n’est pas moins socialiste qu’un autre. »

Inutile de nier l’évidence  : le sort du dissident Falorni occupe une place à part dans l’ire de la compagne. Parce qu’il se présente face à madame l’Ex. Ségolène contre Olivier. L’ancienne vie contre la vie d’après. « Madame Royal » contre « Monsieur Loyal ». Pendant la campagne, Valérie Trierweiler a gratifié le candidat rebelle de SMS de soutien. « Je n’en aurais jamais parlé de moi-même, confirme Olivier Falorni. Ça aurait pu me faire de la pub, mais c’était privé. Avant le tweet, tout cela était privé. » [...]

Depuis le début, François Hollande, qui a senti le danger, s’est bien gardé d’arbitrer publiquement ce combat entre son ami Falorni et la mère de ses quatre enfants. Jusqu’à ce qu’il accepte d’écrire quelques mots sur la profession de foi de Ségolène Royal. Ces quelques mots qui ont tout déclenché…

« On dit que François Hollande m’a soutenue alors qu’il s’était engagé à n’intervenir en faveur d’aucun candidat. C’est faux, tambourine Ségolène Royal, quand l’une des auteures la rencontre, un mois plus tard. Avant même le premier tour, il avait soutenu Jean-Pierre Mignard et Patrick Bloche. » Elle enchaîne tout à trac : « Ce message sur ma profession de foi, c’était une réponse à l’infraction d’Olivier Falorni qui utilisait des photos de François Hollande sur son matériel de campagne. Avec Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l’Elysée, nous avons choisi ensemble les mots les plus neutres. François n’a pas envoyé une phrase rédigée sur un coin de table parce que je le lui aurais demandé en secret. C’était juridiquement cadré par Lemas. Personne n’a à contester ça. Personne. » Pas besoin de préciser à quelle « personne » elle fait allusion…

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Extrait de "Entre deux feux", Grasset (août 2012)

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