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Les personnes obèses sont plus facilement attirées par des aliments caloriques.

Spirale infernale

Sixième sens : comment la génétique sert de GPS aux gros pour les guider vers les aliments les plus caloriques

Une étude réalisée par des psychologues de l'université britannique d'Aberdeen montre que les personnes qui se rappellent plus facilement de l'endroit où trouver des aliments très caloriques ont en général un indice de masse corporelle supérieur à la moyenne.

Et si les personnes obèses avaient un GPS pour les produits gras ? Incroyable, mais c’est pourtant ce qu’assurent des psychologues de l’Université d’Aberdeen dans une étude publiée en ligne par le journal Appetite et relayée par le DailyMail.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont demandé à 41 étudiantes – les femmes sont censées avoir une meilleure mémoire que les hommes en ce qui concerne les lieux où se trouve la nourriture – d’imaginer qu’elles allaient à un grand marché.

Plusieurs images d’aliments allant des fruits et légumes en passant par des produits gras étaient alors montrées aux participantes à qui on indiquait également sur une carte les étales où elles pouvaient se les procurer. Les participantes devaient alors noter sur une échelle leur envie de consommer tel ou tel aliment  et essayer de retrouver chacun d’entre eux sur la carte du marché après qu'on leur ait retirées l'emplacement exact de tous les aliments. Les universitaires ont alors noté que les personnes qui se souvenaient plus facilement de l’endroit où se procurer des snacks bourrés de graisses avaient tendance à avoir un indice de masse corporelle plus élevé que la moyenne.  

Les scientifiques indiquent ainsi qu’ "une meilleure mémoire spatiale pour les snacks riches en calories prédise un indice de masse corporelle plus élevée et donc moins sain", ajoutant qu’"au contraire, aucune relation signifiante existe entre l’indice de masse corporelle des femmes et la mémoire spatiale pour les fruits et légumes". La mémoire dite spatiale est l’endroit où les êtres humains stockent les informations sur leur environnement immédiat. Ces résultats révèlent donc pour la première fois un lien entre le fonctionnement de la mémoire spatiale et la prise de poids.

Cette espèce de GPS calibré pour trouver la nourriture riche en calorie aurait permis à nos ancêtres de survivre en temps de disette en leur pointant les endroits où trouver des aliments riches. L’étude permet également de mieux comprendre pourquoi certaines personnes trouvent particulièrement difficile de dire non à une surconsommation d’aliments très caloriques quand d’autres types de nourriture, meilleurs pour la santé, se trouvent un peu partout.

Pour rappel, de précédentes études ont mis en avant qu’aussi bien les hommes que les femmes ont une meilleure mémoire spatiale pour les aliments très caloriques plutôt que pour les autres.

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