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A la loupe

Silence radio sur la criminalité : le terrorisme a-t-il étouffé la question de l’insécurité au quotidien dans l’esprit du gouvernement ?

Même si les médias rapportent quotidiennement des affaires d'une violence inouïe, l'impression demeure que l'Etat ne s'empare pas du problème de la criminalité.

Atlantico : Pas un jour ne passe, désormais, sans que la presse ne rapporte des faits de violences, comme la mort d'un enfant de 13 ans aux Lilas, dimanche, ou le meurtre d'un homme au volant de sa voiture, mardi à Neuilly-sur-Seine. Mais ces violences semblent absentes du discours des autorités publiques. Est-ce le constat que vous faites ?

Alain Bauer : Oui. Mais le fait divers, le surinage, les apaches, les loubards, font partie de notre histoire et leur médiatisation est ancienne mais fortement accentuée. Ce qui change est l’inversion d’une longue tendance à la pacification et à la civilité. Depuis la fin des années 70 et une accélération dans les années 90 les violences aux personnes ont changé la face de la criminalité nationale .

Quelle est le discours macronien sur les violences ? En quoi ses équipes gouvernementales ont-elles montré le signe de vouloir y remédier ?

Si le discours de campagne était assez faible malgré les efforts d’Henri Hermand hélas trop tôt disparu, la relation du Président elu à la réalité criminelle et surtout terroriste est de bonne qualité. Les hommes, notamment au CNRLT, à la DGSI ou à la DGGN sont efficaces et compétents. Et visiblement les politiques sont lucides.

Les questions liées au terrorisme ont-elles fini par occulter la violence du quotidien ?

Médiatiquement, oui, en cas d’attentat... mais la médiatisation se nourrit du fait divers. Le levier important est le climat de peur et de violence qui règne dans la vie quotidienne des gens, otages de leur logement ou de leur école. 

Quelles pourraient être les conséquences de cette absence (ou insuffisance), dans le discours des autorités ? Qui pourrait en profiter ?

Comme toujours la négation du réel transforme les citoyens en revendicateurs exaspérés sensibles aux sirènes extrémistes

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