Qu’y a-t-il de commun entre Joseph Vissarionovitch Mélenchon, Anastasiya Le Pen et Vladimir Zemmour ? | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité en Russie, le 3 mars 2022.
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion avec les membres du Conseil de sécurité en Russie, le 3 mars 2022.
©Andrey Gorshkov / SPUTNIK / AFP

Tous ensemble !

Qu’y a-t-il de commun entre Joseph Vissarionovitch Mélenchon, Anastasiya Le Pen et Vladimir Zemmour ?

J’emprunte ces charmantes appellations à Claude Malhuret.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Anastasiya Le Pen déteste Vladimir Zemmour : il débauche des cadres de son parti pour causer sa perte. Vladimir Zemmour le lui rend bien : il la prive de précieux suffrages. Joseph Vissarionovitch Mélenchon en veut aux deux : pour lui ce sont des fascistes. 

A priori donc rien de commun entre eux. Et pourtant si. Sur des tracts, préalablement imprimés puis prestement retirés, Anastasiya Le Pen pose fièrement avec le chef du Kremlin. Et elle ne peut pas oublier qu’une de ses campagnes électorales a été financée par une banque russe proche du satrape moscovite. 

Vladimir Zemmour pense que Poutine est tout simplement un « patriote ». Conscient des fâcheux effets provoqués par l’invasion de l’Ukraine, il a un peu modifié ses propos tout en insistant sur la responsabilité de l’OTAN dans le conflit ukrainien. 

Joseph Vissarionovitch Mélenchon a fait encore plus fort. Dans le même souffle, il a dit que Poutine était certes coupable mais c’était l’Occident qui était responsable. Et il a ajouté que le chef du Kremlin « remettrait de l’ordre en Ukraine ». 

Ainsi les poutinolatres d’extrême droite et le poutinolatre d’extrême gauche s’unissent fraternellement. Ils ont la même idole : Vladimir Poutine ! Mais pas pour les mêmes raisons. A l’extrême droite, on est traditionnellement subjugué par le mythe de l’homme fort qui a des c…A l’extrême gauche, une autre motivation : la haine de l’Amérique et de l’Occident. Ils sont faits pour s’entendre. Mais on ne pariera pas un rouble sur leur avenir politique.

À Lire Aussi

Les Occidentaux s’interrogent sur l’état mental de Poutine…

Le sujet vous intéresse ?

À Lire Aussi

Et, bien malgré lui, Poutine réveilla l’Occident…Et la presse américaine titra : « Zelensky is a mensch »…

Mots-Clés

Thématiques

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !