Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Culture

Trois, deux, un... Action !

Prometheus : aux bons souvenirs d’Alien, ce premier film d’horreur de l’espace

L'évènement majeur de 2012 n'est ni "le changement c'est maintenant", ni la fin du monde. Plus important encore, le retour de Ridley Scott à la science fiction. 25 ans après le cultissime Alien, Prometheus sort ce mercredi au cinéma. A quoi faut-il s'attendre ?

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre est spécialiste de la communication publique et des medias.

 
 
Voir la bio »

25 ans après le cultissime Alien, Ridley Scott revient à la science fiction avec le film Prometheus, dont l'action se déroule 30 ans avant la funeste épopée du Nostromo. Conçu au départ comme un « prequel » ce nouvel opus revient sur des énigmes fondatrices du mythe et en dévoile les mystères. Une bonne raison d'évoquer la trouille que nous inspire depuis trois décennies ce monstre spatial né du génial cerveau de l'artiste suisse Giger.

Rappelons les faits : Alien est le premier film d'horreur de l'espace. A l'époque, dans Cosmos 99, Star Trek, Star Wars ou Galactica, on se téléporte via une cabine de douche ou un nuage de particules, on passe en vitesse lumière comme si de rien n'était en actionnant une simple manette en plastique, on se fritte avec des sabres laser aux allures de néons de cuisine bobo et on traverse avec une mine excessivement sérieuse des constellations psychédéliques roses, mauves ou bleues, le tout en combinaison intégrale immaculée et bottes vernies blanches.

Les dix premières minutes d'Alien brisent définitivement cette imagerie playmobil. Couloirs sombres, musique inquiétante, réveil glauque de membres d'équipage à la bouche pâteuse et mal coiffés, qui doivent manger de la purée de pudding lyophilisée dans des plateaux en ferraille. Depuis le générique et le fameux « dans l'espace, personne ne vous entend crier », on flippe, et la suite est à l'avenant.

La première victime officielle de la créature est John Hurt, lequel, non content de vomir brutalement son petit déjeuner, meurt sous nos yeux de la plus atroce façon. Car l'Alien est le pire ennemi de l'espèce humaine. Seul un Predator peut le vaincre. Et Sigourney Weaver, bien que simplement vêtue d'un ensemble coton blanc tee shirt et petite culotte de chez American Apparel.

L'Alien est une créature particulièrement antipathique et foncièrement hostile, qui évolue au sein d'une colonie organisée autour d'une Reine pondeuse. Chaque œuf libère un Facehugger qui s'agrippe à tout visage d'humain présent dans le périmètre, afin de lui implanter un embryon dans la poitrine. Une fois formé, le petit Alien Chestburster s'extrait de son hôte en lui faisant éclater la cage thoracique. L'Alien adulte dispose d'un double mâchoire dont la propulsion lui permet de transpercer aisément la boite crânienne de ses proies, en l'occurrence nous. Il est donc peu recommandé d'en croiser un, bien que la probabilité d'une telle rencontre soit faible. Cependant, pour des raisons que l'on ne s'explique pas totalement mais que nous révèlera probablement le nouvel opus, la compagnie Leyland s'obstine à vouloir en importer sur Terre.

Mais la mythologie aliennesque ne se trouve pas là. Car il y a, pour le fan de base, un film dans le film, une séquence cruciale totalement fascinante et mystérieuse. Elle se déroule entre le premier petit déjeuner de l'équipage dans la cantine du Nostromo, et avant que l'ignoble têtard dentu ne fasse une sanglante irruption au milieu de cette même cantine (via la cage thoracique de John Hurt, pour ceux qui suivent).

Réveillé plus tôt que prévu par un signal de détresse, l'équipage du Nostromo va en effet débarquer sur une planète hostile, identifiée sous le code LV-426, puis explorer l'épave d'un vaisseau space fantasy sombre et gothique conçu et réalisé par Giger, dont l'univers fantasmagorique et gluant vivra éternellement dans nos cœurs de fans de BD/SF. Au centre du vaisseau abandonné se trouve une sorte de trône occupé par une momie d'extraterrestre fossilisé. Ce pilote au buste explosé (mais on ne sait pas encore pourquoi, parce que le film n'a pas commencé) a été baptisé le Space Jockey. Ces 20 minutes sont mythiques : depuis trente ans, on se demande qui est le Space Jockey, pour quelle raison le signal de détresse a-t-il été envoyé, pourquoi le vaisseau a-t-il échoué sur cette planète pourrie, d'où viennent les œufs qui sont dans la cale, etc, etc.

Prometheus a l'ambition de reprendre le film là ou il a commencé. Et de répondre à toutes les questions. On va savoir qui est le Space Jockey, d'où viennent les Aliens, et ce qui a mal tourné il y a trente ans. Cet être mauvais, incarnation de l'agressivité la plus absolue et de la méchanceté la plus gratuite, serait en effet une arme biomécanique ayant échappé à son créateur. Comme quoi, avec les expérimentations, on marche toujours sur des œufs.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !