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Pier Giorgio Frassati : qui est ce saint mort en 1925 que le pape François donne en exemple aux jeunes des JMJ 2016 ?
©Reuters

Bel exemple

Pier Giorgio Frassati : qui est ce saint mort en 1925 que le pape François donne en exemple aux jeunes des JMJ 2016 ?

Il n'aura vécu que 24 ans, et on en entend encore parler aujourd'hui.

Les reliques du bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925), patron de la jeunesse, seront transportées de Turin à Cracovie, en Pologne, pour être exposées à la vénération des participants aux JMJ, a indiqué Radio Vatican le 17 juin 2016.

Mais qui est ce jeune homme décédé en 1925 ? Et pourquoi le pape François pense-t-il qu'il s'agit d'un modèle pour les jeunes du 21ème siècle ?

Dans son message adressé aux jeunes en préparation des JMJ, le pape François exhorte les jeunes qui viendront à prendre exemple sur cet homme. "Le jeune Pier Giorgio avait compris ce que signifie avoir un cœur miséricordieux, sensible aux plus nécessiteux. Il leur donnait bien plus que des choses matérielles ; il se donnait lui-même".

Une vénération partagée par ses prédécesseurs, notamment Jean-Paul II, qui l'a béatifié en 1990 et s'était déclaré "bouleversé" par la vie du jeune homme.

On le voit aux dates, la vie de Pier Giorgio Frassati fut brève ; pourquoi a-t-elle tant marqué, et marque-t-elle encore aujourd'hui ?

Il naît dans une famille riche de Turin en 1901. Il est rabroué par ses parents ; son père le déclare "imbécile". Peut-être parce que toute sa vie, il est extrêmement touché par la souffrance d'autrui. Petit enfant, il saute sans réfléchir dans un trou d'eau gelé pour récupérer une fillette qui y était tombée, au péril de sa vie.

Devenu étudiant, Pier Giorgio s'investit dans les mouvements catholiques. C'est un jeune boute-en-train. Il crée une société des "Types Louches" avec d'autres étudiants, dont l'occupation principale est beuveries, canulars étudiants et... maraudes auprès de personnes démunies des quartiers ouvriers de Turin, très nombreuses juste après la Première Guerre Mondiale.

Il circule, armé d'un petit carnet, où il note ce dont ont besoin les personnes qu'il croise, et se démène : lit d'hôpital, place à l'école, logement. Sans délaisser ses études, sa vie est emplie de démarches pour aider les nécessiteux autour de lui. Il donne tout l'argent que ses parents lui versent, pensant financer sa vie estudiantine ; il va jusqu'à donner ses tickets de transport en commun pour marcher à la place, et fait la quête au porte-à-porte. Le tout en complète discrétion.

Les histoires des petites attentions qu'il a pour les gens autour de lui sont légion. Très sportif, il aimait les randonnées en montagne, avec ses amis. Pendant une randonnée, il voit qu'un ami n'arrive pas à tenir le rythme. Pier Giorgio fait semblant de se sentir mal, pour qu'on fasse une halte pour lui, épargnant à son ami l'humiliation d'avoir à demander une pause.

Il contracte soudainement une poliomyélite foudroyante qui l'emporte en six jours. Le jour de ses funérailles, sa famille et ses proches, qui n'avaient aucune idée de ses bonnes actions, découvrent une foule innombrable de pauvres et d'inconnus en larmes qui suivent son cercueil.

C'est vrai qu'il y a pire, comme exemple à suivre.

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