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Ah l'étoile rouge…

Où l'on apprend – dans Atlantico hélas… – que Poutine est communiste !

C'est une nouvelle qui va désespérer tous les sympathisants du Rassemblement national : le numéro un russe va cesser d'être leur idole.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il y a trente ans quand tomba le Mur de Berlin le communisme se déplaçait déjà en ambulance. Rapidement il quitta ce véhicule pour un corbillard. Mais apparemment ce n'était qu'un camouflage. Les communistes, nous dit-on, cherchaient ainsi à nous tromper. 

Il y a trente ans être anti-communiste était une ardente et nécessaire obligation. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un métier. C'est celui qu’exerce l'auteur de l'annuaire : "Europe : communisme l'éternel retour". Son boulot consiste à remplir au maximum son annuaire. Pour cela il trouve des communistes partout et en rajoute avec persévérance. En cela, il est assimilable aux antifascistes proclamés qui multiplient les fascistes afin de rendre leur combat plus légitime et plus héroïque. 

Voila ce qu'il dit dans Atlantico : "trente ans après la chute du Mur, les communistes européens sont encore bien vivants". Et il en cite un qui n'est pas du menu fretin : Vladimir Poutine ! A l'entendre, le chef de la Russie ressemble aux marannes, ces Juifs convertis qui judaïsaient en cachette. Dans son bureau, il y a certainement une icône représentant Staline et devant elle, tous les jours, il chante l'Internationale. 

"Comme une grande partie de son équipe, Poutine a été, dans sa jeunesse, membre du KGB" écrit-il. Communiste un jour, communiste toujours… Notons que dans sa jeunesse, l'auteur de cet intéressant développement a milité à Vive la Révolution, un groupuscule maoïste. Maoïste un jour, maoïste toujours ?"

La vérité (car il ne faut quand même pas l'oublier) oblige à dire que le pouvoir de Poutine dans une Russie où règne un capitalisme sauvage et débridé, repose sur deux piliers : l'Eglise orthodoxe et les oligarques milliardaires. Il a quelque chose en commun avec Donald Trump. Ce dernier s'appuie sur l'Eglise évangélique et ses "born again". Mais lui, contrairement à Poutine, n'a pas besoin de milliardaires : il en est un lui-même. Trump ne serait-il pas un peu communiste? 

En apprenant que le camarade Poutine avait été démasqué, Joseph Vissarionovitch Staline, de son enfer poussa un grand rire et s'envoya une bouteille de vodka. Pour une fois qu'on peut se marrer avec le Petit père des peuples, ne boudons pas notre plaisir…  

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