Mort de Michael Jackson : le procès à 40 milliards de dollars qui étale au grand jour les secrets d'une famille star | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Un nouveau procès Michael Jackson s'est ouvert au début du mois aux Etats-Unis.
Un nouveau procès Michael Jackson s'est ouvert au début du mois aux Etats-Unis.
©

Révélations

Mort de Michael Jackson : le procès à 40 milliards de dollars qui étale au grand jour les secrets d'une famille star

La mère de la star décédée, Katherine Jackson, réclame 40 milliards de dollars au promoteur de concerts AEG pour négligence dans son accompagnement médical.

Feu Michael Jackson revient sur le devant de la scène… Quatre ans après sa mort, les procédures judiciaires continuent de s'enchaîner mais le procès qui se déroule depuis le début du mois d'avril devrait être particulièrement retentissant à tel point que de nombreux jurés cherchent même à se faire excuser, prétextes étranges à l'appui. Une femme a ainsi assuré qu'elle devait renouveler son permis au mois de juillet tandis qu'une autre a expliqué que le karma devrait être juge de toute l'histoire. Et quelle histoire…

Katherine Jackson, la mère du "Roi de la pop", ainsi que les enfants de la star attaquent en effet devant les tribunaux le promoteur de concerts AEG. Ils l'accusent de "négligence d'embauche" en ce qui concerne le médecin de Michael Jackson, Conrad Murray, condamné en 2011 à quatre ans de prison pour homicide involontaire. Selon eux, "quand il est mort, Michael Jackson était sous la surveillance d'un médecin choisi, embauché et contrôlé par AEG. En effet, AEG a demandé et exigé à ce que Michael Jackson soit traité par ce médecin en particulier pour faire en sorte qu'il assiste à toutes les répétitions. En raison des actions et inactions d'AEG, trois enfants aimants ont perdu leur père".

Mais l'affaire est bien évidemment plus compliquée que cela, et le promoteur de concerts compte bien utiliser toutes les cartes en sa possession pour ne pas se laisser dépouiller de la somme astronomique demandée par la mère du chanteur. Même à 82 ans, Katherine Jackson ne perd en effet pas le nord et réclame 40 milliards de dollars, soit près de 30,5 milliards d'euros, un montant qualifié d'"absurde" par AEG qui rappelle que la carrière de la star était en déclin depuis une dizaine d'années.

Pour gagner le procès, la société américaine entend donc montrer qu'elle a toujours agi dans les meilleurs intérêts de Michael Jackson, qu'elle a tout fait pour le sauver de lui-même. Se faisant, elle va montrer qu'il était menteur, drogué, voire plus. Au grand dam de la famille Jackson, la juge Yvette Palazuelos a donc autorisé après de longues discussions AEG à évoquer les poursuites pour pédophilie auxquelles Michael Jackson a dû faire face en 2005 avant d'être acquitté des dix chefs d'accusation. Le promoteur de concerts met en avant le fait que ce procès très médiatisé aurait pu expliquer le stress de la star, sa dépression, son état de santé fragile.

AEG ne s'arrête pas là et va plus loin dans le déballage de linge sale. Autre mensonge que le promoteur de concerts compte bien révéler : la paternité des trois enfants de Michael Jackson. Deux d'entre eux – Paris, 15 ans et Prince, 16 ans – ne seraient en effet pas les enfants biologiques de la star contrairement à ce qu'il assurait du temps de son vivant. Une preuve de plus selon AEG qui montre que Michael Jackson n'était qu'un menteur, un homme fragile.

Pour achever le tout, l'entreprise américaine s'appuiera également selon le Daily Beast sur une épreuve de livre révélation "Legacy : Surviving the Best and the Worst" ("Héritage : Survivre au meilleur et au pire") écrite par Jermaine Jackson, le frère de la star, et qui circulait dans les maisons d'éditions de New York en 2001 et 2002. Les avocats d'AEG devraient s'appuyer sur un passage en particulier dans lequel Jermaine raconte que "la consommation de drogue par Michael sera une partie de son héritage et il n'y a rien que l'on puisse faire pour le cacher. Le démerol, la vicodine, le percocet, la codéine, la cocaïne, le Jack Daniels, le vin. Sait-il vraiment ce qu'il fait avec ces enfants ? C'est quelque chose qui inquiète toute sa famille depuis près de deux décennies". Le procès s'annonce donc riche en détails croustillants…

Il n'y a par ailleurs aucune preuve concrète qui montre qu'AEG était au courant de ce que faisait le docteur Murray. De plus, il n'existe aucun contrat signé entre Murray et AEG qui devrait donc soutenir que c'est Michael Jackson lui-même, contrairement à ce que répète Katherine Jackson, qui aurait fait appel aux services de Murray qu'il avait rencontré à Las Vegas deux années avant de mourir.

La famille de Michael Jackson a toutefois elle aussi quelques cartes à jouer… En septembre dernier, le Los Angeles Times publiait en effet des e-mails échangés entre la star et ses producteurs.Près de 250 pages de conversations montraient en effet un Michael Jackson au bord du gouffre, "complètement paumé", et "flippé à mort". Les dirigeants d'AEG avaient pourtant jusqu'ici assuré que le roi de la pop était en bonne santé avant sa mort, ce que les e-mails ne confirmaient pas, et pire, montraient que les producteurs étaient au courant des troubles de la star.

Un mail en particulier intéresse la famille de la star. Onze jours avant la mort de Michael Jackson, le PDG d'AEG Paul Gongaware a en effet écrit à Kenny Ortega, le chorégraphe de la tournée du chanteur "This is It", pour rappeler au docteur Murray que "c'est AEG, et non pas Michael Jackson, qui paie son salaire", ajoutant "nous voulons lui rappeler ce qui est attendu de lui". Un procès hors-norme qui devrait rester dans l'Histoire.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !