Michel Barnier était l’invité de France Inter ce matin. Le commissaire européen au marché intérieur revenait sur la victoire du FN aux élections européennes tenues hier en France. "J’ai un sentiment de colère parce qu’on a raté la campagne ". Les Français ont voté "contre tous les partis qui ont été incapables de parler de ce débat et des questions européennes". " Quand on parle si peu de l’Europe, c’est le silence qui gagne" , expliquant notamment cela par le fait que "les votes se cristallisent au dernier moment". Il en appelle à une consultation nationale : "Il faut écouter ceux qui se sont exprimés sur une Europe qui n’aurait ni limite ni frontière. C’est le moment de fixer la feuille de route pour les cinq ou dix ans qui viennent". Car d’après lui, l’action de l’UE est efficace, prenant sa propre expérience en exemple : "J’ai fait voter 41 lois pour réguler la finance". Pour lui, pour être "libre et souverain", il faut travailler ensemble en Europe pour "l’énergie, l’industrie, la défense, l’immigration". Et pour la présidence de la commission ? Michel Barnier trouve "logique qu’elle soit attribuée au parti majoritaire", entendu le PPE. "Jean-Claude Juncker doit être chargé d’être le formateur de cette majorité européenne", candidat du PPE. [LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS]