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Le livre de Valérie Trierweiler s'est vendu à 600 000 exemplaires
Le livre de Valérie Trierweiler s'est vendu à 600 000 exemplaires
©Reuters

Ça va être chaud

“Merci pour ce moment” au cinéma : mais qui va jouer le scooter ?

Non, le but n'est pas de redresser le moral des Français. Il s'agit juste de les faire rire. Comique garanti.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il y a une exception française : notre cinéma largement subventionné au grand dam de Hollywood. Il y a une autre exception française : le président de la République doté d'immenses pouvoirs mais qui n'a pas celui d'empêcher le tournage d'un film. Valérie Trierweiler veut ce film et ce que femme veut…

On ne sait pas encore grand-chose de cette petite, toute petite production intimiste. Mais on suppose que le film sera mis rapidement en chantier pour être projeté avant 2017. Car après, ça vaut vraiment pas, mais vraiment pas la peine. Qui se soucierai d'un F.H. dont la notoriété n'aura duré que 5 ans (si l'on considère uniquement sa fonction et non pas les sondages qui effacent sa déjà très pâle figure).

Mais comme les Français sont supposés aimer la gaudriole et les histoires d'alcôves, ce film aura peut-être un certain succès. Surtout si ses producteurs n'hésitent pas à rentrer dans le détail des nuits torrides qui ont dû – du moins on l'espère pour une certaine Julie – se dérouler rue du Cirque. C'est ça la France. Ce n'est que ça. Un petit pays avec un petit président dont les aventures sentimentales valent tout au plus une petite comédie genre vaudeville. Notre pro-américanisme, qui n'a d'égal que notre manque de patriotisme, nous inciterait à préférer un film (hélas non réalisé) avec Bill Clinton rendu heureux par les gâteries de Monica Lewinsky…

On observera que la vengeance de Valérie Trierweiler se mange froidement en deux temps. D'abord le livre. Ensuite le film. Les dégâts seront considérables. Mais quand on est en soins palliatifs, ce n'est sans doute pas grave… N'empêche que François Hollande, outre ses défauts qui sont légion, n'a pas de bol. Les journaux people rapportent que Valérie Trierweiler a passé la nuit de la Saint Sylvestre dans une boite des Champs Élysée à danser comme une folle avec de beaux inconnus. Elle savourait déjà son sale coup. La rumeur dit aussi que Martine Aubry et Ségolène Royal (pas pour les mêmes raisons) ont failli s'étouffer le rire en apprenant la réjouissante nouvelle.

Demeurent maintenant quelques questions techniques. Qui va incarner François Hollande? Quel acteur rondouillard et mou acceptera de jouer le rôle du chef de l'Etat ? Car il risquerait de voir sa carrière définitivement compromise. "Non pas toi, tu es marqué à vie pour avoir fait Hollande", lui diront des producteurs ricanant. Pour Valérie Trierweiler, pas de problème en revanche. De belles actrices dans la quarantaine ravageuse et avantageuse ça se trouve. Et oui elles auront (Valérie Trierweiler y veillera) le beau rôle.

Il faudra certes un peu d'argent pour réaliser le film. Reconstituer le décor de l'Élysée c'est couteux. Et la scène ou la femme trompée et bafouée casse le mobilier le plus précieux de la République c'est pas donné non plus. Mais le financement est d'ores et déjà assuré. Le film sera entièrement sponsorisé par une célèbre marque de scooter et une non moins célèbre marque de casque que la déontologie d'Atlantico m'a rigoureusement interdit de nommer ici.

Et n'oubliez pas : le A-book de Benoît Rayski, Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme, est toujours disponible à la vente sur Atlantico éditions : 

Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme

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