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Des vaches de race vosgienne sont photographiées dans un pâturage, le 17 juillet 2020, à Saulxures-sur-Moselotte, dans l'est de la France.
Des vaches de race vosgienne sont photographiées dans un pâturage, le 17 juillet 2020, à Saulxures-sur-Moselotte, dans l'est de la France.
©JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Debout les damnées de la Terre

Les vaches sont des femmes comme les autres et les femmes sont des vaches comme les autres

On doit cette immense découverte à Libération.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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L'article est long, étayé, et argumenté par des spécialistes de la question. Son postulat de base s'inspire du marxisme : les femmes et les bêtes sont exploitées par les mâles blancs ! 
Le texte de Libération plaide pour la convergence des luttes entre les féministes et les antispécistes. Toutes ensemble elles se lèveront lors de la lutte finale pour terrasser le patriarcat honni et détesté. 
Le journal a quand même le sens de la nuance. Il admet que la souffrance féminine et la souffrance animale ne sont pas tout à fait du même ordre. Le martyre des femmes est dû, selon Libération, au fait que les mâles se ruent sur elles comme des bêtes (oh pardon...). L'exploitation sexuelle dans toute sa laideur ! 
Les animaux, eux, subissent cruellement l'exploitation alimentaire. On les tue pour les manger ! Et les premières victimes sont les femelles car c'est elles qui assurent la reproduction. Et pour cela, pour unir les femmes et les vaches, Libération forge un nouveau terme : "le femmellisme".
Mais qu'est-ce qui fait que ce sont les hommes qui deviennent des bourreaux ? C'est très simple : la consommation de viande est "viriliste". Les femmes, êtres délicats et sensibles, se nourrissent certainement de pousses d'épinards crus agrémentés de quinoa...
Ainsi, grâce à Libération, nous savons pourquoi vaches et femmes sont soeurs et doivent s'unir dans le même combat. Et surtout nous savons pourquoi les vaches ont le regard triste et vide : c'est qu'elles attendent désespérément que féministes et antispécistes viennent les délivrer. 

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