Dans l’affaire Arcelor-Mittal, à Florange, on pouvait penser que le président de la République et ses ministres s’étaient laissé aller à des promesses intenables parce que l’on était en campagne électorale. Lors de ces moments magiques, les candidats peuvent donc promettre tout et n’importe quoi. En l’occurrence on avait promis de sauver les hauts-fourneaux. Les promesses n’ont évidemment pas été tenues et pour cause, elles n’étaient économiquement pas viables. Le Président et son gouvernement y ont laissé quelques plumes et semé bien des frustrations. On pensait qu'il ne recommencerait pas. Et bien perdu. Alcatel-Lucent qui reste une très belle entreprise française de la nouvelle technologie, est confrontée à la concurrence mondiale. Et pour l’assumer elle doit concentrer ses efforts et ses moyens. Le dernier plan de restructuration porte sur 10.000 réductions de postes, attendues d’ici 2015, sur des effectifs mondiaux de 68.000. Le nombre de postes perdus en France avait été arrêté à 900 environ. Tout cela est la conséquence du déplacement des marchés vers l’est et les pays émergents, conjuguée aux évolutions technologiques.