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La version d'Atlantico sur l'affaire de l'interview du vrai faux Luc Chatel
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Communiqué

La version d'Atlantico sur l'affaire de l'interview du vrai faux Luc Chatel

Atlantico a mis en ligne, le mardi 25 septembre 2012, pendant quelques minutes, une fausse interview de l’ancien ministre Luc Chatel. A l’origine de cet incident : une erreur de procédure interne de la part de la rédaction du site d’information et une manipulation de la part d’un homonyme de monsieur Chatel. Atlantico va déposer plainte pour faux, usage de faux et usurpation d’identité.

Le lundi 24 septembre 2012, la rédaction d’Atlantico a décidé de solliciter l’ancien ministre et actuel député de la Haute-Marne, Monsieur Luc Chatel, pour une interview consacrée à la campagne électorale interne à l’UMP.

Le journaliste d’Atlantico chargé de contacter l’ancien ministre a alors commis une erreur en contactant un de ses homonymes. Monsieur Luc Chatel, journaliste et membre du collectif "Malgré tout", a en effet publié deux articles pour le site Atlantico (en mars 2011 et en juin 2012) et figure à ce titre dans le « carnet d’adresses » des contributeurs de la rédaction d’Atlantico.

La rédaction d’Atlantico s’est rendue compte très rapidement de cette erreur et a rappelé le journaliste Luc Chatel pour s’excuser de cette maladresse, lui laissant un message en ce sens sur sa boite vocale. La rédaction avait par ailleurs contacté le service de presse du député pour adresser la demande d’interview au bon interlocuteur. L’équipe du parlementaire a validé le principe d’un tel entretien.

Le journaliste Luc Chatel a alors décidé de se faire passer pour le député. Il a répondu par sms à Atlantico qu’il acceptait de répondre aux questions du site d’information, mais exclusivement par écrit. Le journaliste Luc Chatel a donc créé une fausse boite aux lettres électronique incluant l’acronyme  « UMP » dans son intitulé et l’a utilisée pour recevoir les questions de la rédaction d’Atlantico et lui renvoyer ses réponses, en lieu et place de son homonyme parlementaire.

Cette interview aurait dû être mise en ligne ce mardi 25 septembre tôt dans la matinée, en même temps que les autres articles du jour. Faute d’avoir été relue et son contenu vérifié, sa publication avait été différée. Plus tard dans la matinée, c’est accidentellement que le texte a échappé aux procédures internes de mise en ligne de la rédaction d’Atlantico et été publié quelques minutes avant d’être retiré.

« Au départ de cette histoire qui n’est quand même pas l’affaire du siècle, il y a clairement une suite malheureuse d’erreurs de la part de la rédaction d’Atlantico, mais aussi la démarche organisée du journaliste et essayiste Luc Chatel de nous piéger en se faisant passer pour quelqu’un qu’il n’est pas, allant jusqu’à créer une fausse adresse électronique » explique Jean-Sébastien Ferjou, directeur de la publication d’Atlantico.

Le site Atlantico présente ses excuses à ses lecteurs et contributeurs ainsi qu’au député Luc Chatel pour cet incident et a décidé de revoir ses procédures de mises en ligne afin d’éviter que ne s’en reproduise de semblables. Atlantico a également décidé de déposer plainte pour faux, usage de faux et usurpation d’identité.

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