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Les découvertes de la Grotte de Bruniquel remettent en jeu ce qu'on croyait savoir au sujet de l'Homme de Néandertal
©Reuters

La Guerre du feu

Les découvertes de la Grotte de Bruniquel remettent en jeu ce qu'on croyait savoir au sujet de l'Homme de Néandertal

Il aurait eu le feu, et des outils, et ce depuis bien plus tôt qu'on ne le croyait.

Une équipe de chercheurs franco-belges, qui a publié sa découverte dans le journal scientifique Nature, a trouvé une caverne remplie de structures faites par l'homme qui dateraient d'il y a 176 500 ans, dans la Grotte de Bruniquel, dans le Tarn-et-Garonne. Une découverte qui, si elle était confirmée, serait révolutionnaire : les structures dateraient de 150 000 ans avant toutes les autres structures équivalentes découvertes. Une époque où l'homo sapiens n'était pas encore arrivé en Europe ; l'auteur serait donc l'Homme de Néandertal, notre lointain cousin, qu'on croyait jusqu'alors trop primitif pour de telles structures.

Au bout d'un tunnel de 30 mètres creusé dans la pièce, on découvre une chambre, avec des stalagmites brisées en petits morceaux, arrangés soit en anneaux (un de six mètres de diamètre, un de deux mètres), ainsi qu'en amoncellements. Il y avait également des restes de feux et d'os brûlés.

D'après la datation au carbone, les structures en question seraient plus vieilles que toutes les peintures rupestres connues. Jusqu'à présent, on ne pensait pas l'Homme de Néandertal capable de s'aventurer aussi lointainement dans une caverne ou de construire ainsi des formes complexes.

En somme : l'Homme de Néandertal avait le feu, il construisait, il utilisait probablement des outils. Ce portrait se rajoute à des découvertes récentes qui suggèrent qu'il enterrait ses morts, créait de l'art et avait peut-être sa propre langue. Autrement dit, il était sans doute beaucoup plus proche de l'Homo Sapiens que nous ne le croyions. 

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