Les investisseurs australiens, les chefs d’entreprises néo-zélandais, les banquiers européens installés à Hong-Kong ou à Singapour font la queue à la sortie des grandes écoles. Mais les mieux organisés et les plus déterminés pour draguer, ce sont les Anglais et les Canadiens. Dans ces deux pays, la chasse au talent français est prise en charge par l’État. En Grande-Bretagne, on se souvient du « mot » de David Cameron, le Premier ministre, au lendemain de la victoire de François Hollande : « nous sommes prêts à accueillir à Londres les jeunes entrepreneurs français qui ne voudraient pas travailler que pour le fisc ». Opération « Red Carpet » disait les journaux anglais. Et David Cameron est passé à l’acte. D’une façon très officielle, le gouvernement britannique a chargé son ambassade à Paris de sélectionner les meilleurs français créateurs d’entreprise de haute-technologie. Ces heureux élus seront invités à Londres pour être présentés à des investisseurs qui cherchent des projets d’avenir. Ils seraient évidemment invités à rester en Angleterre avec tous les avantages fiscaux existants. Cette opération initiée par le ministère des Affaires Étrangères est géré par le site internet « Myjobcompany.com » et par Bloomberg.