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JOBaProximité veut faire évoluer le recrutement.
JOBaProximité veut faire évoluer le recrutement.
©Reuters

L'interview Atlantico Business

Hervé Solus – JOBaProximité.com : "Les entreprises doivent évoluer dans leur manière de recruter"

Faire évoluer le recrutement, c’est la mission que s’est donnée JOBaProximité, à l’instar de start-up comme Seekube ou UrbanLinker qui surfent sur le même créneau. Lancée début 2013, l’entreprise a déjà séduit des grands comptes comme Orange ou AXA qui lui confient leurs recrutements et repose sur un concept simple : remettre de l'humain au cœur des recrutements.

Atlantico Business : Vous avez créé "JOBaProximité.com", comment cela fonctionne ?

Hervé Solus : JOBaProximité, c'est un site internet et une application de recrutement où l'on va donner à l'entreprise et au candidat la possibilité de dire qui ils sont vraiment. J'étais auparavant chef d'entreprise et j'avais du mal à donner de l'attractivité et de la visibilité à ma société. Quand on n'est pas Danone ou L'Oréal, il faut des éléments que l'on puisse mettre en avant pour attirer les talents. Je me rendais compte aussi que je recevais beaucoup de CV et que, de fait, je ne donnais pas forcement une chance à tout le monde dans la mesure où je ne pouvais pas tous les regarder. On a donc voulu remettre de l'humain au cœur du recrutement. Les candidats et les entreprises vont disposer d'un profil et chacun va pouvoir l'alimenter avec des informations sur ce qui nous rend unique, à savoir nos valeurs, nos traits de personnalité, nos photos... L'idée c'est laisser une surface d'expression la plus large possible de manière à ce qu'un recruteur reçoive les candidatures les plus qualifiées possible.

Vous faites, comme d'autres initiatives, évoluer la manière de recruter. Cela veut-il dire que la méthode "classique" ne fonctionne plus ?

Je crois en effet que la crise a eu beaucoup d'inconvénients mais aussi un avantage : être obligé de rechercher du sens à tout ce que l'on fait. Cela s'applique aussi dans le recrutement. Il y a avait un besoin d'insuffler de la valeur ajoutée dans ce type de service parce qu'une petite annonce d'emploi, qu'elle soit sur le papier ou sur le web, n'en avait pas. Donc en effet, avec ce contexte où le chômage monte, cela nous a poussé à nous demander comment on pouvait aider ces gens-là, comment on pouvait innover dans ce domaine. Nos clients, qu'ils s'appellent Orange, AXA ou qu'ils soient des petits restaurateurs ou artisans attendent cela aussi. C'est une tendance de fond, chacun attend toujours plus de services et, plus il y aura d'initiatives dans ce sens-là, mieux ce sera.

Le problème numéro un pour les entreprises, ce sont les facteurs financiers qui limitent leur capacité d'embauche. Le contexte économique n'aura-t-il pas raison des initiatives comme la vôtre ?

Je ne crois pas du tout. Quand on lit le rapport du Conseil d'Orientation pour l'Emploi publié il y a 10 jours, on découvre qu'il y a 1 million de postes non pourvus, et que sur ce million, 400.000 sont fermés par les entreprises faute de candidats. Il y a donc, en effet, une discussion politique sur le chômage, mais il y a aussi une discussion à avoir sur la pénurie de candidat. On est donc dans une logique de capacité que vont avoir des acteurs comme nous à créer les conditions de la rencontre et permettre à une entreprise de trouver celui qu'elle n'arrive pas à recruter. J'ajoute également, que l'on est, en France, dans une démarche globalement axée sur les diplômes. Je crois qu'il faut passer dans une posture où l'on va réfléchir à trouver le potentiel des gens, car beaucoup d'entreprises ont les moyens de former. Et quand on fait comprendre cela au recruteur, c'est-à-dire qu'il faut prendre les choses de manière différente, évoluer dans sa vision du recrutement et sortir de son carcan, on y arrive. C'est une des vertus de la crise.

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