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Jason Lamy-Chapppuis sera le porte-drapeau tricolore à Sotchi
Jason Lamy-Chapppuis sera le porte-drapeau tricolore à Sotchi
©Reuters

Rêve bleu

Jeux Olympiques de Sotchi : 5 disciplines où la France peut rêver à l’or

La France possède quelques bonnes chances de médailles durant ces olympiades en Russie. Atlantico.fr vous présente 5 athlètes qui peuvent obtenir l'or.

Jason Lamy-Chappuis, pour conquérir un second titre

Il est l'un des deux médaillés d'or de la délégation française aux Jeux Olympiques de Vancouver, avec le biathlète Vincent Jay. Jason Lamy-Chappuis, né dans le Montana mais courant sous les couleurs françaises, est sans conteste l'une des meilleures chances nationales de médaille.

A lire également : Jeux Olympiques de Sotchi : les 5 skieurs français qui peuvent espérer une médaille

Ses jeux commenceront pour lui dès la cérémonie d'ouverture, même s'il ne débutera la compétition que cinq jours plus tard : il est en effet le porte-drapeau de la France. Consécration logique pour celui qui, pour ses troisièmes Jeux (il avait fini 4e en sprint à Turin en 2006 avant de monter sur la plus haute marche du podium en combiné nordique petit tremplin 10 km), est en position de force pour remporter de nouvelles médailles - malgré la farouche concurrence qui l'oppose à l'Allemand Eric Frenzel en Coupe du monde.

"C'est un homme qui a toujours répondu présent aux grands rendez-vous, je ne suis pas du tout inquiet par rapport à ça", note Etienne Gouy, le patron de l'équipe de France de combiné nordique. A Jason de faire en sorte de ne pas le contredire à l'occasion de ces Jeux de Sotchi.

Martin Fourcade, le maître du biathlon

Depuis des mois, Martin Fourcade a coché le rendez-vous de Sotchi. L'occasion est trop belle de montrer qu'il est bien le maître du biathlon mondial : le Catalan ne rêve en effet que d'or. "C'est clair, je vais à Sotchi pour aller chercher un titre olympique" lance-t-il. Le cadet de la famille se déplace en Russie sans complexe : quintuple champion du monde de biathlon, il est une des perles de l'équipe de France. Le plus jeune des frères Fourcade a repris le flambeau après les nombreuses victoires de son aîné Simon : désormais, c'est lui la star.

A 25 ans, il est désormais le cador du biathlon et ce statut ne lui fait pas peur, bien au contraire. "J'aime bien lire tout ce qui se dit sur moi, dans les journaux ou sur Internet, même les forums. J'essaie d'avoir du recul par rapport à ça, ça me permet d'avoir un regard extérieur par rapport à ce que je fais", explique-t-il. Mais comme "on a rien, sans rien" selon lui, le jeune homme s'inflige de lourdes charges de travail pour maximiser ses chances de victoire.

Lors de l'intersaison, il a ainsi beaucoup travaillé son tir couché, afin de réduire de vingt à une dizaine de secondes le retard sur certains de ses adversaires sur cette phase de course, tout en essayant de garder ses points forts avec la vitesse en ski et la précision du tir. Sa meilleure chance de médaille, de son propre aveu, sera la poursuite. Mais à Sotchi, le n°1 mondial voudra collectionner les médailles. En or, évidemment.

Kevin Rolland, pour rentrer dans l'histoire du half-pipe

Être le premier ! Voilà ce que Kevin Rolland souhaite plus que tout. Le skieur ambitionne de devenir le premier champion olympique de l'histoire en half-pipe, une des épreuves du ski freestyle. Le jeune homme de La Plagne débarque donc à Sotchi avec beaucoup d'ambition : "Je suis un vrai compétiteur et les JO sont la plus grande compétition qui existe au monde, assure Rolland. C'est vraiment le summum du sport d'arriver à être le meilleur à 'l'instant T', 20 secondes en l'espace de quatre ans. C'est la performance à l'état pur" explique-t-il. Un peu plus de 20 secondes pour écrire une nouvelle ligne à son palmarès déjà très fourni. 

A 24 ans, il possède déjà un sacre de champion du monde en 2009. Le skieur est aussi vice-champion du monde en 2011, compte 8 podiums en 14 épreuves de Coupe du monde (trois victoires) et a remporté le globe de cristal de la spécialité en 2009. Kevin Rolland est concrètement le seul à pouvoir rivaliser avec les nord-Américains (David Wise, Torin Yater-Wallace, Mike Riddle) dans les demi-tubes aux parois géantes. L'or est à portée de main, et le Français ira le chercher à tout prix.

Ophélie David, la métronome

"Pas question d'arrêter ma carrière, je suis en forme encore, non ?" Même si elle lâche cette phrase en souriant, Ophélie David est très sérieuse. A 37 ans, elle ne veut pas partir sans une médaille olympique de skicross autour du cou. Celle qui sera la grande favorite à Sotchi a l'intention de frapper un grand coup ! Son palmarès est déjà impressionnant, 7 globes de cristal consécutifs (2004-2010), ses 54 podiums en Coupe du monde et ses 3 médailles mondiales (1 titre) mais la skieuse n'est pas rassasiée.

Et surtout, elle entend bien effacer son échec des JO de Vancouver (9e seulement). Pour cela, elle devra battre les armadas canadienne (Marielle Thompson, Kelsey Serwa) et suisse (Fanny Smith, Kathrin Mueller). Mais rien d'impossible : Ophélie David a travaillé dur pour obtenir l'or. "Le seul et unique objectif de l'année sont les JO. Depuis deux ans, tout est tourné vers ça" confirme-t-elle. Un dernier titre avant de quitter la scène ? L'histoire serait belle.

Maurice Manificat, bientôt magnifique ?

Il compte bien ouvrir son palmarès olympique à l'occasion de ces Jeux de Sotchi : le fondeur Maurice Manificat, qui avait échoué à la 4e place en relais 4x10 km à Vancouver, veut monter sur un podium russe - voire plusieurs. "Clairement, je ne conçois pas d’aller aux JO sans vouloir faire une médaille" note-t-il sans ambages au Monde.fr. Ses derniers résultats, en tout cas, incitent à l'optimisme.

Depuis Vancouver, Maurice Manificat a en effet ouvert son palmarès en Coupe du monde de ski de fond en remportant trois épreuves, à Lahti (Finlande) en 2010, à Canmore (Canada) en 2012 et il y a quelques semaines à Davos (Suisse). Peut-il faire de même avec son palmarès olympique ? En participant à six épreuves à Sotchi, il ne manquera en tout cas pas de terrains d'expression pour découvrir, enfin, la sensation de ramener à la maison un trophée tant escompté.

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