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Jean-Luc Mélenchon n'oubliez pas de dire merci à Pierre Gattaz !
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Tous ensemble

Jean-Luc Mélenchon n'oubliez pas de dire merci à Pierre Gattaz !

Le patron des patrons est – en dépit des apparences- entièrement dévoué au chef de la France Insoumise. Il s'emploie avec persévérance à grossir les rangs de ses partisans.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Pierre Gattaz a eu une grande et géniale idée pour faire baisser les chiffres du chômage. Il préconise un "contrôle journalier" des chômeurs. Ces derniers sont des millions : il faudra pour eux des milliers et des milliers de contrôleurs. Sûr que cela va créer des emplois. Et permettre à Pôle Emploi de rayer de ses listes les chômeurs qui trichent et qui fraudent.

Sans se concerter –espérons-le- avec Gattaz, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a fait entendre la même et délicieuse petite musique. Il a pointé du doigt les chômeurs qui profitent des allocations chômages "pour prendre deux années de vacances". Leur gourou, leur maître à penser, a été plus lapidaire avec ses "fainéants".

Il y a des chômeurs qui trichent, qui fraudent, qui travaillent au noir et qui abusent donc de la générosité de notre système social. Mais au nom de quoi, l'arrogance étant au pouvoir, stigmatise-t-on la masse des chômeurs ? Pourquoi se permet-on de tels amalgames méprisants ? N'est-on pas capable d'imaginer le bruit humiliant que les phrases de Gattaz, de Castaner font dans la tête d'un sans emploi ?

C'est à dessein que nous utilisons les mots "stigmatiser" et "amalgames". Après chaque attentat, après chaque assassinat au couteau, c'est ce que nous répètent ceux qui nous gouvernent. Il ne faut pas stigmatiser ! Pas d'amalgames ! Mais en quoi un chômeur serait-il moins digne de respect et de considération qu'un musulman ?

Le triomphalisme dominateur des Gattaz and co à un prix. Il blesse au plus profond d'eux-mêmes des gens, de loin les plus nombreux, qui ne trichent pas et ne fraudent pas. Ils sont pauvres. Et ce qui reste aux pauvres quand ils sont pauvres c'est leur dignité. C'est elle qu'on piétine.

De cette humiliation inutile (à moins qu'elle ne soit voulue) nait la colère. Une colère qui pousse les offensés dans les bras de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a toujours l'insulte à la bouche pour parler de Gattaz, de Castaner ou de Macron.  A l'arrogance des uns répond la vulgarité et la violence de l'autre. Le patronat de droit divin c'est du pain béni pour Mélenchon. Les injures de ce dernier, sa démagogie vulgaire, confortent Macron dans son rôle royal de père de la nation.

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