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Jean-François Roubaud, président de la CGPME
Jean-François Roubaud, président de la CGPME
©CGPME

L'interview Atlantico Business

Jean-François Roubaud - CGPME : "Un pacte de responsabilité d'accord, mais il faut surtout des mesures urgentes"

François Hollande a annoncé, lors de ses vœux du 31 décembre, un "pacte de responsabilité" pour le entreprises. Le Président propose moins de charges sur le travail en contrepartie de plus d'embauches et de dialogue social. Jean-François Roubaud estime que ce pacte de responsabilité risque de prendre trop de temps à mettre en place. Le président de la CGPME réclame des mesures d'urgence.

Jean-François Roubaud

Jean-François Roubaud

Jean-François Roubaud est président de la CGPME, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises.

 

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Atlantico Business : Le Medef indique, au sujet de ce pacte de responsabilité, être "prêt à relever le défi". Et vous ?

Jean-François Roubaud :Depuis longtemps à la CGPME nous réclamons des mesures d'urgence pour les petites et moyennes entreprises, et nous n'avons pas vu grand chose pour favoriser leur fonctionnement. Aujourd'hui, les difficultés de nos PME sont extrêmement importantes. La fiscalité est décourageante et les règles changent tout le temps. Nos entreprises ont besoin de stabilité et ce n'est pas le cas en ce moment. Ce pacte de responsabilité, d'accord mais il faut surtout des mesures d'urgences. On ne peut pas attendre un an que le loi se vote et entre en application. Ce que nous voulons, ce sont des mesures très claires. Par exemple, que les bénéfices qui sont incorporés dans le capital de l'entreprise puissent être moins taxés. 

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Dans un communiqué, vous demandez au gouvernement de "plafonner les charges sociales avant d'engager une baisse". Plus concrètement qu'espérez-vous ?

Je me rappelle de ce 26 août 2013 où j'ai rencontré le Premier ministre. Je lui ai expliqué toutes les difficultés des entreprises, que nous avions de besoin de confiance. Nous lui avons demandé que le gouvernement s'engage jusqu'à la fin de son quinquennat à ne plus augmenter les charges sociales. Aujourd'hui encore nous n'avons toujours pas entendu cela. Les chefs d'entreprises craignent une augmentation des charges, tout ça pour boucler des budgets de l'État qui devraient plutôt être fait sur des économies de fonctionnement.

Le Président a également indiqué vouloir "moins de contraintes". Qu'attendez-vous ?

Sur le plan des "contraintes", le frein essentiel, c'est celui des seuils sociaux. Cela fait des années que la CGPME demande cela. Même les autres syndicats se disent prêts à réfléchir à cette question. Pourquoi y'a-t-il statistiquement plus d'entreprises de 49 salariés que de 50 salariés ? Tout simplement parce que la fiscalité est plus forte dans le deuxième cas. Ces seuils sociaux sont une véritable barrière pour les chefs d'entreprise qui, ne veulent pas dépasser cette limite à un moment où, au contraire, on aurait besoin de libérer l'emploi. Là encore, on nous dit que c'est une bonne idée mais depuis le temps aucune vraie résolution n'est prise. Monsieur le Président, prouvez-nous que vous voulez aider les TPE et les PME.

Julien Gagliardi

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