Jean-Dominique Giuliani était l’invité de BFM Business ce matin. Le président de la Fondation Robert Schuman s’est exprimé sur la prochaine visite officielle mercredi à Paris de la chancelière allemande Angela Merkel, qui doit être réélue demain par le Bundestag. "La relation officielle et même réelle entre les deux économies est très étroite. Mais au sommet, on a beaucoup pâti des échéances électorales" respectives, estime Jean-Dominique Giuliani. "On s’est lancé des anathèmes, maintenant il faut trouver des compromis". Mais pour rétablir la confiance entre les deux partenaires, des efforts doivent être consentis, notamment du coté français : "Il faut remettre les comptes en ordre, il faut privilégier l’investissement et l’offre. Et on retrouvera peut-être une oreille du coté de l’Allemagne. Je le rappelle, la France est le moteur politique du couple franco-allemand, ce n’est pas l’Allemagne qui prend les initiatives". A.Merkel et F.Hollande "ont trois ans pour réagir, et l’Europe en a besoin". Il y a une "très forte attente", sans pourtant être certain "que mercredi soit le grand soir d’une nouvelle politique". A propos d’un éventuel "Airbus de l’énergie", le président de la fondation affirme qu’une politique d’énergies renouvelables est possible, mais que "sur le nucléaire, il n’y aura pas de compromis", si ce n’est sur des démantèlements partiels.