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"Je serai le défenseur de l'Etat de droit et de la démocratie en 2017" (...contre les dangereux dictateurs en puissance de droite ?) : la bonne vieille stratégie de l'intimidation morale choisie par François Hollande peut-elle (encore) marcher ?
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"Je serai le défenseur de l'Etat de droit et de la démocratie en 2017" (...contre les dangereux dictateurs en puissance de droite ?) : la bonne vieille stratégie de l'intimidation morale choisie par François Hollande peut-elle (encore) marcher ?

Si la gauche fait le même coup à la droite depuis des années, ce n'est pas pour cela que cette fois-ci ça va marcher...

Philippe Bilger

Philippe Bilger

Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il a été amené à requérir dans des grandes affaires qui ont défrayé la chronique judiciaire et politique (Le Pen, Duverger-Pétain, René Bousquet, Bob Denard, le gang des Barbares, Hélène Castel, etc.), mais aussi dans les grands scandales financiers des années 1990 (affaire Carrefour du développement, Pasqua). Il est l'auteur de La France en miettes (éditions Fayard), Ordre et Désordre (éditions Le Passeur, 2015). En 2017, il a publié La parole, rien qu'elle et Moi, Emmanuel Macron, je me dis que..., tous les deux aux Editions Le Cerf.

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Paul-François Paoli

Paul-François Paoli

Paul-François Paoli est l'auteur de nombreux essais, dont Malaise de l'Occident : vers une révolution conservatrice ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2014), Pour en finir avec l'idéologie antiraciste (2012) et Quand la gauche agonise (2016). En 2018, il publie "Confessions d'un enfant du demi-siècle" aux éditions du Cerf et "L'imposture du vivre ensemble: Quelques points de repères" aux éditions de L'Artilleur. 

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Atlantico : La conférence accordée à la presse présidentielle fut l'occasion d'une lourde charge contre la droite, critiquant la dérive "autoritaire" prônée par ceux-ci et se plaçant comme le garant de l'Etat de droit - comme si ses adversaires le mettaient en danger. Pourquoi est-ce que c'est une tradition historique de la gauche, quand elle n'a plus rien à proposer ou est en situation difficile, de pratiquer une telle intimidation morale concernant la pratique politique ?

Paul-François Paoli : La droite souffre d'un complexe lié au fait que la gauche lui renvoie sans arrêt - et ce depuis de nombreuses années - Vichy à la figure. Dans les années 1980, Mitterrand a particulièrement excellé dans cette pratique et l'a enseignée à sa famille politique. Très ironiquement d'ailleurs, car c'était lui l'homme de Vichy. A partir de là, la gauche n'a cessé de faire usage de l'argument massue, qui consiste à dire : "la droite est vichyssoise et nous sommes maintenant les vrais gaullistes", ce qui est un scandale ! La gauche qui avait combattu de Gaulle est désormais prétendument gaulliste et la droite n'arrive pas à sortir de ce cercle de l'intimidation. La droite refuse de lancer ce débat historique aujourd'hui, peut-être parce qu'elle pense que les Français s'en moquent.

Et puis la rhétorique du président de la République est d'une étonnante malhonnêteté pour qui connaît l'histoire de son pays et en particulier l'histoire de la gauche au pouvoir en France. L'Etat de droit revendiqué comme une valeur sacrale par la gauche n'a jamais empêché celle-ci d'utiliser des méthodes très brutales de gouvernement. Mais François Hollande compte peut-être sur l'inculture politique et historique de son camp, ou son amnésie, pour se refaire une crédibilité. Quelques rappels historiques : en 1907, c'est le dirigeant radical socialiste vénéré par Manuel Valls, Georges Clemenceau, qui envoie la troupe contre les viticulteurs en grève dans la région du Languedoc. Un Clémenceau qui ne se vantait pas pour rien d'être "le premier flic de France". Dans l'entre-deux-guerres, en 1938 sous le gouvernement du radical Daladier, des décrets très sévères ont été votés pour contrôler les étrangers en situation irrégulière en France et ce jusqu'à encourager la délation. Rappelons d'ailleurs qu'entre 1932 et 1936, ce sont plusieurs centaines de milliers de travailleurs étrangers, notamment polonais et italiens, qui furent renvoyés en train dans leur pays, au nom de la protection de la main d'œuvre nationale. Des mesures qui furent approuvées par la CGT, alors d'obédience plutôt socialiste. En 1947, c'est le socialiste Ramadier, président du conseil, qui envoie la troupe pour mater une révolte ant-coloniale à Madagascar, répression qui fera plusieurs dizaines de milliers de morts. Et en 1955, le garde des Sceaux François Mitterrand a accepté que 45 nationalistes algériens soient guillotinés au nom de la lutte contre le FLN. Mitterrand était loin d'être partisan de l'abolition de la peine de mort à cette époque. Tous ces faits historiques devraient rendre la gauche de gouvernement plus modeste quand elle admoneste la droite sur ses tentations autoritaires. Et celle-ci devrait peut-être avoir le courage de lui rappeler son passé.

Maxime TandonnetLe phénomène de la "gauche morale" n'a rien de nouveau. Il existe une tradition très ancienne en France qui pousse les personnalités politiques dites de gauche à pratiquer l'insulte face à l'adversaire dit de droite. Le président Millerand était qualifié de "chef de la réaction" en 1924 avant d'être poussé à la démission. On se souvient de "Poincaré la haine" ou "l'homme qui riait parmi les tombes", de Tardieu le "fasciste". Dans son pamphlet "le coup d'Etat permanent" en 1964, Mitterrand traite de Gaulle de "Führer". Quel paradoxe à propos de l'homme du 18 juin et chef de la Résistance ! Mais cette tendance s'aggrave dangereusement. Plus récemment, on se souvient comment Sarkozy et ses ministres furent constamment traînés dans la boue et qualifiés de "réactionnaires". De fait, nul ne sait plus ce que veulent dire les notions de gauche et de droite. Une partie de la supposée gauche française a soutenu pendant plusieurs mois, au début de 2015, l'idée de la déchéance de la nationalité qui était jusqu'alors pour elle la quintessence de la thématique "réactionnaire". Elle s'est alignée, au moins dans le discours, sur le libéralisme économique alors que l'idée de gauche se rattachait traditionnellement à la "propriété collective des moyens de production". Aujourd'hui, la supposée gauche est en perte radicale de repères, ne sait plus qui elle est, où elle va, ce qu'elle propose. Dès lors, elle s'identifie par la défense "des valeurs", c'est-à-dire de vagues bons sentiments et la bonne conscience. Comme elle ne sait même plus quelles sont ces "valeurs", elle ne peut exister qu'en opposition à un ennemi "réactionnaire" qu'elle est supposée combattre. D'où la déferlante d'injures qui revient périodiquement à la place du débat d'idées. La dénonciation d'une "dérive autoritaire" est une manière de pointer du doigt le fameux "danger réactionnaire" qu'est supposé représenter le camp d'en face et d'espérer, envers et contre tout sens des réalités, après la succession des "affaires" et des échecs, comme la "déchéance de la nationalité", d'apparaître toujours comme le "camp du bien" face à celui du mal, celui de la lumière conte les ténèbres. Cette stratégie du bouc émissaire, l'affreuse "droite", se présente comme le dernier recours d'un pouvoir à l'agonie. L'injure est la dernière manière d'exister et de masquer le néant.

N'y a-t-il pas une stratégie de la gauche qui consiste à cantonner le combat de son adversaire politique aux questions économiques ? En quoi est-ce que Nicolas a pu faire sauter cette position "nous nous démarquons de la gauche par notre expertise en économie" dans laquelle s'était enfermée la droite jusque 2007 ? Hollande essaye-t-il de rétablir l'équilibre ?

Jérôme Fourquet : Regardez la loi El Khomri. Regardez la Loi Macron et le travail du dimanche ! Bien évidemment, toute la gauche ne se rallie pas à cela. Mais si ces décisions sont menées, ce n'est pas uniquement parce que certaines personnes aux postes de décision partagent cette idéologie. Si l'on regarde les derniers sondages d'opinion, il y a bien une partie de l'électorat socialiste qui est pour le travail du dimanche, qui aime Emmanuel Macron. 

On peut considérer qu'il s'agit d'une façon de revisiter le logiciel de la gauche. On peut aussi considérer qu'il s'agit d'une version un peu abâtardie de la grille de lecture traditionnellement portée par la droite. 

François Hollande parle maintenant parce qu'il a pleinement confiance de ce que l'on vient d'expliquer. En quoi est-il en butte ? Il est en butte, nous l'avons vu dans le sondage publié ce week-end sur ce site, sur une demande extrêmement massive de l'opinion publique d'une adaptation de notre arsenal juridique à la situation nouvelle qui est celle d'une menace terroriste jamais connue par notre pays. 

Sa réponse consiste à refuser de bouger. L'Etat de droit reste l'Etat de droit. Mais si on regarde la question des fichés S, il y a 3/4 des Français qui considèrent qu'il faut interner préventivement. On comprend que Hollande dise que ce qui sépare la gauche et la droite aujourd'hui, c'est le combat sur les valeurs. Il voit une trumpisation du débat public chez ses adversaires, comme dirait Manuel Valls, et se positionne comme le garant du modèle républicain et de l'Etat de droit. Et donc c'est pourquoi aujourd'hui, Hollande revient sur le terrain des idées, alors que ce n'est pas son fort historiquement. Il ne veut pas aller plus loin idéologiquement mais sent la pression phénoménale de l'opinion qui le pousse à aller dans ce sens-là. Pour se donner une ligne de défense, il invoque cette idée d'une bataille des idées et de l'attachement à un certain nombre de convictions ; avec en arrière-fond récent, le débat très couteux et épuisant sur la déchéance de nationalité. Les enquêtes d'opinion ont montré que tout comme pour l'internement des fichés S, 3/4 des Français étaient favorables à la déchéance de nationalité : si Hollande a défendu la mesure, cela s'était très mal passé dans ses rangs. 

Aujourd'hui, il ne veut donc pas se laisser réembarquer dans un nouveau fiasco idéologique. Mais il commet une erreur d'analyse. Les chiffres dans les enquêtes d'opinion peuvent être les mêmes (il y avait même plus de Français favorables à la déchéance de nationalité qu'à l'internement des fichés S), mais on était alors sur du symbolique. Le symbolique est important en politique mais les Français avaient conscience que ce n'était pas en votant cette mesure que l'on mettrait fin à la vague d'attentats terroristes. En revanche, la question des fichés S est plus concrète. Même si là encore, les Français ne pensent pas que tous les terroristes seront mis en état de nuire et qu'il n'y aurait plus d'attentats, ils considèrent que cela permettrait quand même d'en retirer un certain nombre de la circulation. Du coup, la demande est plus forte : il s'agit d'opérationnalité en période d'urgence absolue. Quand on observe le récit et les éléments de l'enquête de police après le meurtre du prêtre à Saint-Etienne-du- Rouvray, il y a un certain nombre d'éléments qui se jouent à quelques jours prêts. En effet, le deuxième membre du commando avait été repéré et fiché quelques jours avant qu'il passe à l'action. La pression est donc plus forte que celle d'une mesure symbolique, aussi lourde de sens soit-elle, que la question de la déchéance de nationalité. Le registre est différent et François Hollande en a conscience. La ligne de défense qu'il bâtit est celle de la bataille des idées, celle sur laquelle ils ont déjà énormément concédé. Le champ de bataille n'est pas favorable ; et Sun Tzu insiste à raison tout particulièrement dans L'Art de la guerre sur le fait de choisir son champ de bataille et de l'imposer à son adversaire ; évidemment, ce n'est pas la droite qui a choisi le terrain de la sécurité, mais c'est le fait du cours des événements. On sait que la gauche est moins à l'aise sur ces points, et ce d'autant plus que sa boite à outils de départ reprend déjà beaucoup d'éléments qui viennent de la droite. Ceci fait que le couple exécutif ne souhaite pas aller aujourd'hui plus loin et retourne au combat des idées.

"J’ai fait mienne l’analyse d'Antonio Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées", avait déjà affirmé Nicolas Sarkozy, un des seuls à avoir proposé de renouer avec les valeurs de droite contre le leadership des valeurs de gauche. Où en est justement cette guerre des idées actuellement, si l'on devait en faire une lecture gramscienne ? Quels exemples, sondages, enquêtes le montrent selon vous ?

Jérôme Fourquet : De multiples exemples peuvent être dégagés ici. Nous avons déjà depuis plusieurs années tout un débat sur la droitisation de la société française et plus globalement des sociétés occidentales. C'est déjà un signe que le centre de gravité idéologique de la société française s'est déplacé vers la droite.

On voit un signe manifeste d'un rééquilibrage, si ce n'est d'une victoire idéologique de la droite, quand on remarque que dans toutes les années 1970 et le début des années 1980, la droite avait honte ou n'osait pas se définir en tant que droite. On se souvient ainsi d'un certain Jacques Chirac, qui avait théorisé un travaillisme à la française. On ne disait pas qu'on était de droite, mais qu'on n'était pas de gauche. On se définissait donc par rapport au camp adverse. Cette période est aujourd'hui révolue. Souvenez-vous du débat autour de la droite décomplexée, repris par Jean-François Copé, qui a fait florès dans les années où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur ou président de la République.

S'il faut prendre des exemples assez récents dans l'actualité, on peut citer le débat sur la question des migrants. Vous parlez de Gramsci, qui affirme que les victoires politiques sont précédées par les victoires des idées. On peut aussi évoquer un autre penseur, qui ne vient pas de la gauche, en la personne de Charles Maurras qui disait que tout était politique. Sur la question des migrants, à la fin des années 1970 arrive le phénomène des boat-peoples qui arrivent en France pour fuir une dictature communiste. En France, dans la foulée de 1968, la mode est encore au gauchisme. Pour autant, on assiste à un grand mouvement de soutien de la société civile mais aussi d'intellectuels qui vont se détacher de la gauche en commençant à reconnaître les problèmes que peuvent représenter ces dictatures communistes, illustrés par ces dizaines ou centaines de milliers de personnes qui fuient ces régimes. Ces personnes arrivent en France en étant bien accueillies, et l'on remarque déjà qu'une partie de la gauche se détache du modèle communiste dominant.

Trente ans plus tard, nous avons un nouveau phénomène migratoire massif, mais cette fois c'est la droite qui a mené la danse idéologiquement face à une gauche sur la défensive. C'est Angela Merkel, chancelière chrétienne-démocrate allemande, qui a donné des leçons de morale et d'humanisme à une France socialiste extrêmement réticente à l'accueil des migrants. Sur un sujet aussi sensible que celui-là, au cœur de l'ADN de la gauche, c'est une défaite idéologique pour cette dernière. Le phénomène de voir la droite se définir en tant que "non-gauche" dans les années 1970 s'est ainsi inversé.

Nous avons certes eu des pétitions d'artistes, d'intellectuels ou de grandes voix françaises pour accueillir plus de migrants, mais dans l'ensemble c'est la grille idéologique droitière qui s'est imposée dans l'agenda. On voit donc tout le chemin idéologique parcouru depuis les boat-peoples

Un autre exemple pourrait être celui de la lutte contre le terrorisme. Après le 13 novembre, nous avons vu un Président socialiste proposer de voter la déchéance de nationalité pour les binationaux, proposition portée par le Front national puis la droite depuis au moins une dizaine d'années. On voit les ravages qu'a fait cette proposition dans les rangs de la gauche, avec une partie qui a dit qu'elle relevait du bon sens et d'une adaptation nécessaire à la période actuelle, et une autre qui s'est inscrite en faux complet face à ce qu'ils ont perçu comme étant un coup de hache dans le panthéon des valeurs de la gauche.

Sur des sujets qui seront au cœur de la prochaine présidentielle, comme le montre l'un des derniers sondages publiés sur Atlantico (menace terroriste, migrants, insécurité…), la gauche marche peu ou prou sur les traces de la droite et hésite, comme la droite dans les années 1970, à se lancer dans un combat frontal en termes de vision du monde car elle a le sentiment que son logiciel n'est pas assez puissant pour résister à celui de la droite. Elle se positionne donc en critique de la vision de la droite, plutôt qu'en promotion de sa propre vision. Ce que faisait la droite dans les années 1970…

Pourra-t-il remobiliser son camp en en appelant à cette variante de l'antifascisme? Mise à part une partie des médias et des élites, qui pourrait encore être sensible au discours de François Hollande, et croire que les proposition d'un Nicolas Sarkozy s'apparentent à des dérives pouvant mener à des décisions arbitraires ou autoritaires, en tout cas dans le non respect de l'Etat de droit ?

Jérôme Fourquet : On va voir comment cela va évoluer dans les prochaines semaines. Mais si l'on s'en réfère au sondage fait pour Atlantico ce lundi, aujourd'hui, cette position idéologique est ultra-minoritaire dans le pays. Vous me direz que c'est le propre des débats de faire bouger les lignes. Mais avec prudence, on peut reconnaitre qu'au moment où s'engage cette bataille, le rapport de force est ultra-défavorable au gouvernement aujourd'hui. Encore un fois, on n'est pas sur un sujet comme le travail le dimanche : on parle de question de vie ou de mort de citoyens, avec la répétition rapprochée de nombreux attentats. C'est un autre braquet, un autre registre, et le gouvernement n'a pas le même temps politique pour éventuellement s'adapter. Il y a une demande brûlante aujourd'hui. Au moment où commence ce bras de fer, les propos de Nicolas Sarkozy qui a déclaré que la gauche est "tétanisée", reprenant sa déclaration au lendemain de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray où il dit qu'il faut ne plus se cacher "derrière des arguties juridiques" rend les choses difficiles pour la gauche. S'agit-il de remettre en cause l'Etat de droit ? Les Français ne pensent pas à tenter l'aventure totalitaire ou autoritaire. En revanche, ils se retrouvent dans Sarkozy aujourd'hui. Quand on voit des pays comme l'Espagne qui a dû affronter l'ETA, ou le Royaume-Uni avec l'IRA, ou l'Allemagne et l'Italie dans les années 70-80 contre les terroristes d'extrême-gauche, on ne peut parler de totalitarisme ou de dérive autoritaire. Il y a eu à l'époque, dans ces démocraties occidentales avancées, des adaptations de l'arsenal juridique pour donner des moyens pour lutter contre ces menaces. Et au moment où le débat s'engage, si l'on regarde les faits et les revendications des Français, on voit bien que la balance ne penche pas dans le camp du gouvernement.

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