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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen pose avec Jordan Bardella après ses vœux de nouvel an lors d'une conférence de presse du 16 janvier 2020 au siège du parti à Nanterre.
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen pose avec Jordan Bardella après ses vœux de nouvel an lors d'une conférence de presse du 16 janvier 2020 au siège du parti à Nanterre.
©Bertrand GUAY / AFP

Règlement de comptes à O.K. RN

Il y aura un duel à mort entre Louis Aliot et Jordan Bardella pour la succession de Marine Le Pen

Mais c'est quelqu'un d’autre qui raflera la mise…

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Elle faisait peine à voir ce soir-là. Marine Le Pen avait sa tête des mauvais jours. Le visage comme chiffonné par une intense fatigue. Le regard de quelqu'un qui n’a  pas dormi et ne trouvera pas le sommeil de sitôt.

Il était 20h45 quand elle se décida à parler. Elle avait attendu aussi longtemps que possible avant de se décider à prendre la parole. Le temps d'encaisser, de digérer les résultats, accablants pour elle, du premier tour des élections régionales. Puis elle laissa éclater sa colère contre les électeurs frontistes qui avaient déserté les urnes.

Un spectacle pathétique qui donna des ailes à Louis Aliot et à Jordan Bardella. Tous deux sont dotés  d’un appétit féroce. Ils veulent la présidence du parti pendant que Marine Le Pen sera en campagne pour la présidentielle. Et aussi pour après si cette campagne est aussi peu fructueuse que celle des régionales.

On dit qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée. Bien sûr mais l’ourse paraît gravement atteinte. « Règlement de comptes à O.K. Corral » est un des plus grands westerns de l'histoire. Mais pour la lutte sans merci qui s’annonce au Rassemblement National, on lui préfèrera « Le bon, la brute et le truand ».

Ne voulant pas interférer dans les affaires de famille du mouvement lepéniste, nous nous abstiendrons de dire qui de Jordan Bardella et de Louis Aliot est le bon et qui est la brute. On notera pour mémoire que l'un a 25 ans de moins que l'autre. Peut-être dégainera-t-il plus vite ?

Dans le film de Sergio Leone, à la fin c’est le bon qui gagne. Mais la politique française ne peut se résumer à un western spaghetti. Et il est vraisemblable que c’est le truand que nous n’avons pas encore nommé, qui ramassera le magot. Il a pour nom Eric Zemmour.  

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