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Hommes battus : que nous dit la levée du tabou sur l'évolution du rapport homme-femme
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Le mâle du siècle

Hommes battus : que nous dit la levée du tabou sur l'évolution du rapport homme-femme

A l'occasion de la journée internationale de l'homme, plusieurs associations ont tiré la sonnette d'alarme lundi à propos du phénomène des hommes battus, qui serait 130 000 selon des statistiques récentes. Derrière les chiffres on observe une médiatisation croissante qui semble refléter un nouvel état d'esprit au sein de la société française.

Arthur Vivien

Arthur Vivien

Arthur Vivien est le fondateur et animateur du blog Homme Culture & Identité consacré à l'identité masculine et aux situations des garçons, des pères et des hommes dans la société. Arthur Vivien s'oppose par ailleurs à tous ceux, et toutes celles, qui veulent opposer la femme à l'homme par des actions militantes idéologisées.
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Atlantico : Hemingway déclarait de son temps "un homme ça peut-être détruit mais pas vaincu". Qu'en pensez-vous ?

Arthur Vivien : Cette phrase d'Hemingway me laisse perplexe. On peut certes dire que les épreuves de la vie qui ne nous tuent pas nous rendent plus forts. Beaucoup d'hommes ont pu expérimenter cela dans leur vie. Notamment ceux qui avec courage et abnégation ont combattu les armes à la main pour défendre leur pays et ses valeurs. Mais dans le même temps il convient aussi de rappeler qu'un homme est fragile. Le drame du suicide qui touche près de 7500 hommes (et 2500 femmes) chaque année en France est la tragique traduction de cette fragilité.

La phrase de Hemingway absolutise une capacité de l'homme à résister mais pour autant un homme seul ne peut survivre bien longtemps. Les hommes sont des animaux sociaux. Tout cela nous invite à réfléchir à ce que nous pouvons mettre en oeuvre, chacun et chacune dans nos vies, pour que notre idéal français de Fraternité trouve à se vivre aujourd'hui. Tout cela nous invite à nous interroger sur ce que nous pourrions changer dans notre vivre ensemble, sur ce que nous pourrions changer dans la culture consumériste actuelle pour que notre ami, notre collègue ou notre voisin devienne un frère de façon véritable et sincère.

Pour revenir à la phrase d'Hemingway, si on attend que l'homme soit "détruit" pour le sauver alors autant dire que nous serions tous devenus des cyniques. Est-ce la société que nous voulons ? Dans ses racines essentielles, la France refuse cette éventualité et c'est pourquoi nous devons tous, et toutes, espérer que la France puissent un jour réaliser une fraternité éclairée.

La médiatisation croissante du phénomène des hommes battus ne révèle-t-elle pas un déclin du concept de virilité ?

Le virilité est avant tout une disposition intime qui permet à un homme d'être en union affective et sexuelle avec une femme or aujourd'hui la société a fait croire à certains hommes qu'ils étaient puissants s'ils apparaissaient comme tels. A mon sens, cette hypervirilisation ainsi affichée met certains hommes dans une apparence de puissance qui cache en fait de grandes fragilités et aussi une grande dépendance aux regards portés sur eux par les femmes et par le reste de la société.

Cette modification du rôle masculin se fait depuis les années 70 au nom de l’égalité dans les rapports hommes-femmes. Qu’en est-il en réalité ? 

Ce n'est point l'égalité entre les hommes et les femmes que souhaitent mettre en place certaines femmes. Ces femmes, qui sont souvent des lesbiennes, ont vis-à-vis des hommes une aversion quasiment pathologique. Avons-nous déjà vu dans les médias des lesbiennes magnifier les hommes ? En cette matière il serait cocasse de réclamer l'égalité entre les sexes en exigeant (par la loi ?) des lesbiennes qu'elles parlent des hommes ainsi que des hommes homosexuels qu'ils parlent parfois des femmes (nous avons tous à l'esprit les propos tenus par les créateurs de mode au sujet des femmes, nous savons aussi que les femmes apprécient beaucoup leurs amis homosexuels).

Certaines lesbiennes sont les idéologues qui influencent grandement aujourd'hui tant les revendications féministes que les projets du lobby LGBT. Elles sont totalisantes, leur projet politique a une racine marxiste en ce qu'elles projettent un renversement de l'Histoire en ce qu'après la domination masculine c'est la domination des femmes qui doit régner (pour aller plus loin, voir l'article "les philosophies du genre et leur fondement politique" sur le blog de H.C.I). Ce projet politique des féministes radicales est d'avoir diffusé dans la société l'idée que seule la femme pouvait être victime. Tout cela n'est rien moins qu'un mensonge dont les élus français ont aujourd'hui pris conscience grâce au lobbying effectués par des associations discrètes mais dont les résultats probants seront bientôt d'actualité. Les débats autour de la revendication du lobby des lesbiennes pour une légalisation du mariage et de l'adoption par des couples de même sexe seront l'occasion de mettre à jour en France les véritables enjeux idéologiques du "mariage pour tous". Qui vivra vera !

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