Une hausse "parmi les plus faibles des 10 dernières années". Dans un communiqué de presse publié le 27 janvier, le ministère des Transports annonce que les hausses au 1 er février 2014 "seront comprises entre 0,35% et 1,23% sur les grands réseaux et en moyenne de 0,80% (hors augmentation de la TVA)" contre 2 % 2013. Le Groupe Vinci marquera de loin la plus forte augmentation à +1,23% pour ASF et à +0.91% pour Cofiroute. Ces deux mauvais élève ont un mot des parents : Vinci rappelle qu’il doit réaliser les travaux sur l’A9 près de Montpellier, l’élargissement de l’A71, mais également financer les études de faisabilité pour l'effacement de l'A7 à hauteur de Vienne. Le Groupe Albertis connaîtra pour sa part la plus faible hausse, avec en queue de peloton SAPN à +0.35% et SANEF à +0.75%. Le Groupe Eiffage quant à lui collera à la moyenne. Les tarifs autoroutiers, qui font l’objet d’un contrat avec l’État et n’ont cessé d’augmenter plus que l’inflation annuelle. Depuis la période 2009-2010, l’écart entre le taux d’inflation des prix et la hausse des tarifs autoroutiers se creuse d’année en année. La hausse tarifaire annoncée n’a malheureusement pas été calculée TTC. Autre biais : la TVA impacterait à 0.33% ces tarifs, taxe que le ministère a exclue de ses calculs dans son dernier communiqué. Au bout du compte, il faut s’attendre en moyenne à une hausse de 1,14% des prix.