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Euro de foot, Pologne-Grèce : match d'ouverture... et le glamour, alors ?
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Feuille de match

Euro de foot, Pologne-Grèce : match d'ouverture... et le glamour, alors ?

Ouverture de l'Euro 2012 de football : la Grèce rencontre l'un des pays organisateurs, la Pologne. Une affiche, certes pas très glamour, mais qui peut réserver des surprises.

Arnaud  Matteoli

Arnaud Matteoli

Arnaud Matteoli est un journaliste sportif spécialisé dans le football.

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La Pologne dispute le match d'ouverture de l'Euro 2012 face à la Grèce ce vendredi 8 juin. Tout ce qu'il faut savoir sur l'affiche la moins glamour de la compétition, avant d'allumer sa télévision.

Les atouts

L’avantage du terrain : la Pologne, co-organisatrice de l'Euro 2012, dispute l'ensemble de la compétition devant ses supporters, largement acquis à sa cause. 

L’avantage de l'histoire : comme un clin d'œil, les Grecs jouent le match d'ouverture dans le pays-hôte. Cela ne vous rappelle rien ? En 2004, lors du match d'ouverture, les Grecs avaient battu les Portugais, le pays organisateur....


PORTUGAL vs GREECE 1-2 par sport-zante-gr

Les faiblesses

Qu’il semble loin le temps du sacre « d’hellène et les garçons » d'Otto Rehhagel (ex sélectionneur grec). Huit ans plus tard, on retrouve une Grèce en déclin, un ex-champion d'Europe en quête de renouveau.

La Pologne apparaît comme l’équipe la plus faible de la compétition positionnée au 62e rang du classement FIFA. Depuis 2009 et le début de sa série de matches amicaux, la Pologne ne s'est jamais imposée en 7 rencontres face à une équipe présente à l'Euro 2012.

Les chiffres

La Grèce a l'attaque la moins prolifique des éliminatoires de l'Euro avec seulement 14 buts marqués. Fond de jeu platonique, la philosophie de jeu du technicien portugais Fernando Santos n'est pas preneuse de risque. C’est l’apologie du football défensif. En 2004, les Grecs avaient bâti leur succès sur une sorte d'anti-football payant.

Le déficit des Grecs est abyssal au niveau des confrontations face à la Pologne (8 matchs pour autant de défaite sur le territoire slave)

La sélection polonaise n'a perdu qu'un seul de ses 17 derniers matches disputés au National Stadium de Varsovie.

La Pologne a obtenu cinq succès lors de ses six derniers matches amicaux.

La Pologne est la bête noire des hellènes depuis plus de deux décennies. Les grecs se sont imposés la dernière fois en 1988, « une époque antique ».

La Grèce, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, sont les seules équipes à avoir terminé invaincues les phases de qualifications. Voilà de quoi redonner de l’espoir !

Les joueurs

L’équipe de Pologne peut s’appuyer sur les piliers du Borussia Dortmund, champion d’Allemagne :

Robert Lewandowski, Lukasz Piszczek et Jakub Błaszczykowski qui portent sur leurs épaules les espoirs de tout un pays.

Le gardien d’Arsenal, Wojciech Szczęsny reste sur une série d’invincibilité de 461 minutes.

Du coté grec, Giorgos Karagounis, 35 ans, capitaine emblématique de la sélection hellénique, sera une nouvelle fois l’âme des Cyclades.

La polémique

« Nul n'est prophète en son pays ». La présence de certains joueurs naturalisés au sein de la sélection polonaise, comme le milieu offensif bordelais Ludovic Obraniak et le défenseur sochalien Damien Perquis, crée la polémique.

Pourtant, le 12 août 2009 lors de sa première sélection, Ludovic Obraniak entre en début de seconde période et inscrit un doublé, lors du match amical contre la Grèce. Peut être de bonne augure pour le match d’ouverture...

Les chiffres parlent pour la Pologne mais le football est une science inexacte où les statistiques sont parfois trompeuses. Qui aurait misé un « euro » sur la Grèce en 2004 ? Personne. Alors cette Grèce en crise arrive sans faire de bruit dans un anonymat médiatique pour y réaliser peut être un nouvel exploit.

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