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Toute grande équipe a besoin d’un joueur hors normes pour devenir une très grande équipe. Les Italiens ont cet homme là avec Andrea Pirlo.
Toute grande équipe a besoin d’un joueur hors normes pour devenir une très grande équipe. Les Italiens ont cet homme là avec Andrea Pirlo.
©Reuters

Impossible n'est pas... Italien ?

Euro 2012 : Les 5 raisons pour lesquelles l’Italie va battre l’Allemagne

Toute grande équipe a besoin d’un joueur hors normes pour devenir une très grande équipe. Les Italiens ont cet homme là... Andrea Pirlo !

Philippe David

Philippe David

Philippe David est cadre dirigeant, travaillant à l'international.

Il a écrit trois livres politiques : "Il va falloir tout reconstruire", ouvrage qui expliquait le pourquoi du 21 avril,  "Journal intime d'une année de rupture", sorti en 2009 aux éditions de l'Ixcéa, qui retrace les deux premières années de présidence Sarkozy et  "De la rupture aux impostures", Editions du Banc d'Arguin (9 avril 2012). 

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Italie-Allemagne… Avant le France-Allemagne de 1982, le match de football mythique par excellence était celui de l’Italie et de Allemagne en demi-finale de la coupe du Monde 1970 au Mexique, qui vit les "Azzuri" sortir la "Mannschaft" 4 -3 après une prolongation de folie (le score au bout des 90 minutes était de 1-1).

Si l’Allemagne est considérée comme favorite, les Italiens ont au moins cinq bonnes raisons d’espérer de se qualifier pour la finale.

1 - L’Italie, bête noire absolue de l’Allemagne

Il y a dans le football des "bêtes noires", des équipes que l'on arrive à battre qu’une fois de temps en temps. Pour ce qui est des confrontations entre ces deux grandes nations du football, le duel est à sens unique, puisque l’Allemagne n’a jamais battu l’Italie dans une phase finale de grande compétition.

Depuis leur première confrontation lors de la Coupe du Monde de 1962, le bilan est de trois victoires italiennes (1/2 finale Mondiale 1970 ; finale Mondiale 1982 ; 1/2 Weltmeisterschaft 2006) pour quatre nuls. Mieux pour les Italiens, ils se sont systématiquement imposés dans les matchs à éliminations directes, et ce sans jamais avoir recours à la séance des tirs au but.

Pour ceux qui croient aux "chats noirs", et ils sont nombreux dans le football, l’Italie a donc un énorme avantage dans ce domaine.

2 - Une terrible désillusion…

4 juillet 2006, Westphalen Stadion de Dortmund. Le score est de 0-0 et il reste une poignée de secondes à jouer dans la demi-finale qui oppose l’Allemagne (qui dispute sa coupe du Monde face à l’Italie). Suite à un corner,  Pirlo offre à Grosso une passe lumineuse que celui-ci envoie d’une frappe brossée magistrale dans le petit filet. Sur l’engagement, les Italiens récupèrent rapidement le ballon face à une Allemagne qui joue son va tout, et Del Piero en profite pour crucifier Lehmann. A 2-0, la messe est dite, l’Allemagne n’ira pas disputer la grande finale à Berlin, mais devra se contenter de la petite à Stuttgart.

On ne compte pas les larmes qui ont coulé dans toute l’Allemagne ce soir-là, et qui ont rendu caduque la chanson des supporters Allemands qui s’intitulaient :  "Werden wir Weltmeister sein" (Nous allons être champions du monde)…

Du groupe italien de 2006, il reste aujourd’hui quatre joueurs : Buffon, Barzagli, De Rossi et Pirlo, tandis qu’il en reste cinq du groupe allemand : Lahm, Mertesacker, Schweinsteiger, Podolski et Klose.

Inutile de dire que les images de cette terrible désillusion hanteront les Allemands avant et pendant le match…

3 - Monsieur Plus

Toute grande équipe a besoin d’un joueur hors normes pour devenir une très grande équipe. Les Italiens ont cet homme là avec Andrea Pirlo. Si les Allemands n’ont pas oublié sa passe géniale pour Grosso en demi-finale de leur coupe du monde, les Français n’ont pas oublié son corner millimétrique pour la tête de Materazzi en finale qui permit aux italiens d’égaliser. Pirlo, c’est un peu comme Platini : un tireur de coups de pieds arrêtés hors pair et une vision du jeu exceptionnelle.

Même si les Allemands ont un Schweinsteiger, l’homme le plus fort sur le terrain sera du côté des Azzuri. Et les matchs de ce niveau basculent souvent sur le coup de génie d’un homme…

 

 

4 - Une défense de fer

Depuis le début de la compétition, l’Italie a encaissé (alors qu’elle a joué de très bonnes équipes comme l’Espagne, la Croatie et l’Angleterre) deux buts. Dans le même temps, l’Allemagne en a encaissé quatre, en étant en plus bien aidée par les poteaux, notamment contre les Portugais qui les ont touché deux fois contre eux.

Si on ajoute à cela le fait que les Italiens ont une vitesse assez impressionnante en contre, les Allemands vont devoir attaquer (ce qu’ils font très bien), mais sans prendre de risques inconsidérés (auquel cas les Italiens le leur rappelleraient très rapidement).

Les Italiens, outre une défense très solide (comme toujours dans le pays qui a inventé le "catenaccio"), ont un gardien d’exception en la personne de Buffon, qui pourrait lui aussi faire la différence comme dimanche dernier face à l’Angleterre où il réalisa, entre autres, une parade réflexe hallucinante en début de match.

Les Allemands ont fait tomber le mur de Berlin. Arriveront-ils à faire tomber le mur de Turin ? 

5 - L’Italie n’est pas favorite.

Dans ce match, le favori est l’Allemagne. L’équipe d’Italie, jeune et en pleine reconstruction, n’a donc strictement rien à perdre, son Euro étant déjà une réussite après avoir atteint les demi finales. Dans ce contexte, où une des deux équipes va jouer sans la moindre pression, il se pourrait que les Italiens déjouent les supputations de presque tous les pronostiqueurs.

L’Allemagne aura cependant un avantage énorme : bénéficier de deux jours de récupération de plus que les Italiens et ne pas avoir joué, contrairement à eux, des prolongations et une série de tirs au but.

Vu ce que ces équipes ont montré, le choc risque d’être superbe. Vivement ce soir !

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