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Et si les États-Unis s’attaquaient à la Corée du Nord, à quelles forces armées se heurteraient-ils ?
©Morgan Bourven / www.lesvoyagesdemorgan.fr

Forces en présence

Et si les États-Unis s’attaquaient à la Corée du Nord, à quelles forces armées se heurteraient-ils ?

Alors que Donald Trump répond aux menaces de la Corée du nord et envoie ses bombardiers survoler Kim Jong-un, il est temps de voir les forces en présence.

Henri  de Waubert

Henri de Waubert

Ancien pilote d’essai sur Mirage F1 et Mirage 2000, cet ancien officier supérieur lieutenant-colonel quitte l armée après un grave accident de parachute. Il débute alors une seconde carriere en etant notamment représentant du client Irak pour le Mirage F1 auprès de la Défense française, consultant pour le gouvernement sud-Africain et fondateur de plusieurs sociétés d ingénierie aéronautique. Plus d'infos sur www.henridewaubert.com
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Dotée de 110 000 hommes, l'armée de l’Air nord-coréenne est la deuxième force du pays après l’armée de terre (1 million d'homme) et la Marine (45000). Faisant de l'armée le premier employeur – et de loin – de ce pays de 25 millions d'âmes...

La Défense nord-coréenne ne dispose ni de matériels indigènes ni de développement local. Mais elle peut compter sur  des avions et des missiles sol/air fournis soit par la Chine soit par la Russie. Ces chasseurs sont, pour la plupart, obsolètes. D'aucuns datent de la guerre de Corée et des deux décennies qui ont suivi : Mig. 15/17 et 19 qui ne représentent qu'une menace relative, si ce n'est pour aller bombarder la Corée du sud voisine.

Kim Jing Un dispose aussi d'environ 150 Mig 21/J7 (mono réacteur), les mêmes chasseurs mais dans leur version Russe Mig et Chinoise J-7 dont la génération remonte aux années 60/70  - l'équivalent des Mirage III en France.. Là encore, la menace est diffuse...

Le maître de Pyongyang pourrait également faire usage d'une cinquantaine de Mig 23, des bi-réacteurs à voilure variable (repliable) génération années 1980 d'origine russe avec deux versions : chasse et chasseur bombardier... Des appareils peu manoeuvrants à haute altitude. Puis enfin, une vingtaine de plus redoutables Mig. 29, des chasseurs de la génération 1990 d'excellente facture... Seuls les deux derniers types pourraient aller a la rencontre de chasseurs bombardiers américains. Encore faut-il qu'ils puissent les détecter et être en nombre suffisant pour les saturer ; ce qui est peu probable.

Sur le plan des missiles sol/air : ce matériel russe est souvent ancien et peu efficace contre des avions volant à distance du territoire du fait de leur portée (on peut imaginer que les avions US ne survolent pas mais « tangentent » la Corée du nord) et contre des avions épaulés et dotés d’une surveillance par les Awacs (qui se déplacent à distance et concomitamment ) et contre des avions a la très faible signature radar (avions furtifs ). La Corée du nord ne dispose, heureusement, pas des missiles up to date russes de type S400  - comme ceux récemment commandés par la Turquie…

Les alliés de la Corée sont – traditionnellement - la Russie et la Chine. Pour accompagner une attaque ou la remplacer, les États-Unis pourraient faire pression sur les entreprises étrangères qui travaillent avec la dictature coréenne. Des mesures que craint la Chine. Mais la surveillance de la Corée et de son  trafic routier avec les deux voisins du nord, la n’est guère aisé. Les USA pourraient cibler ceux qui aident le pays en matière de missiles balistiques et en arme nucléaire par transfert de technologies... On notera que l'Empire du Milieu se montre très discret ces jours-ci. Tandis que les Russes attendent la faute de Donald… 

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