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Une photo prise le 20 juin 2019 montre l'intérieur de l'église San-Gavino-d'Ampugnani en Corse.
Une photo prise le 20 juin 2019 montre l'intérieur de l'église San-Gavino-d'Ampugnani en Corse.
©PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Ego te absolvo

Eglises profanées et vandalisées : le troublant silence des évêques…

Mais pourquoi se taisent-ils ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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En ce début d’année, plus de douze églises ont été souillées : Saint-Denis, Romainville…  Et parfois pillées. Les auteurs ne sont pas identifiés ou plutôt pas identifiables.

Parmi eux, il peut y avoir quelques laïcards sectaires et fanatiques. Quelques voleurs aussi qui vident des troncs. Mais qu’en est-il de tous les autres ?

Une piste : un rapport de la gendarmerie indique que la plupart des attaques contre les églises (un peu plus de 1.000 l’année dernière) ont été le fait de « jeunes et de jeunes adultes ». L’épiscopat aurait pu s’en émouvoir et sonner le tocsin. Rien de tel.

Nos monseigneurs ont chaussé leurs charentaises et, confortablement installés dans leurs fauteuils douillets, contemplent amoureusement leurs mitres. Ce silence des pantoufles fait un bruit terrible dans la tête de millions de Français pas nécessairement tous catholiques !

On comprend le silence des évêques : ils ne veulent pas souffler sur des braises qui allumeraient en France une guerre religieuse. Connaissent-ils l’adage : « Si vis pacem, para bellum » ?  Et bien que ne voulant pas nommer les agresseurs, ils leurs disent à l’avance : « ego te absolvo ».

Pas besoin de transition pour passer à une autre religion. Le patron du Conseil Français du Culte Musulman vient de publier une tribune dans Le Monde. Il s’y indigne que la stigmatisation de l’islam ait fait irruption dans la campagne électorale. On peut le comprendre. Et Mohammed Moussaoui s’empresse de souligner que la religion musulmane est respectueuse des lois de la République. On veut bien le croire.

Il reconnait toutefois que l’islam peut être dévoyé par des « extrémistes », ce qu’il déplore. Mais il ajoute que la stigmatisation de l’islam renforce les « extrémistes ». Nous on pensait que c’est à cause des « extrémistes » que l’islam est stigmatisé. Les « extrémistes » ont sans doute un rapport étroit avec les églises profanées.

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