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Nouveau rendez-vous

Culture-Tops, l'antidote aux ravages d'une critique culturelle entre complaisance et bien-pensance

Atlantico inaugure ce lundi un nouveau rendez-vous avec Culture-Tops. Avant de retrouver à 13h la critique de Dom Juan, la pièce actuellement donnée au Théâtre 14, Jacques Paugam expose la démarche qui l'a amené à créer un site de critiques culturelles à mille lieues des partis pris.

Jacques  Paugam

Jacques Paugam

Jacques Paugam est un écrivain et journaliste français. Très impliqué dans le domaine de la culture, il a produit et animé de nombreuses émissions et chroniques pour la télévision, la radio et la presse écrite. Il est le cofondateur du site Culture Tops, partenaire d'Atlantico.

 

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Atlantico : Quand et comment avez-vous créé Culture Tops ?

Jacques Paugam : Culture Tops est né en octobre 2013. J’ai créé ce site avec mon fils, Gabriel Lecarpentier Paugam, 23 ans, actuellement en master dans une école de commerce. Mon fils a d’ailleurs un rôle essentiel dans la création de la maquette et il s’occupe de toute la politique de diffusion et de mise en ligne. Lui est passionné par les one man show et moi par le théâtre. Il s’agit donc là d’une initiative partagée d’un jeune qui est né dans ce milieu et d’un vieux qui a compris l’importance de tout ça. La création du site provient donc d’une double passion intergénérationnelle. Le principe de plaisir est d’ailleurs essentiel. On s’amuse beaucoup. Ce n’est pas un hasard si on travaille ensemble avec mon fils, car la parenté c’est la liberté d’esprit, la modernité de l’expression et l’indépendance.

Le théâtre au sens large du terme tient une place très importante dans la création et la conception de Culture Tops. D’où vous vient cette passion du théâtre ?

Elle provient d’une part simplement du plaisir que j’éprouve en allant au théâtre. D’autant plus que Paris est devenu un centre de théâtre, d’une qualité au moins aussi bonne que Londres, contrairement à ce que disent certains. Et d’autre part, le théâtre est aujourd’hui culturellement le plus fort reflet de la vie. Il dépeint deux choses : l’évolution de la société et l’enracinement des sociétés dans l’histoire. Il n’y a pas aujourd’hui de grands sujets de politique ou de société qui ne soit traité au théâtre. Le théâtre, tel qu’il est aujourd’hui, est pour tout le monde.

Quelle a été votre démarche en créant ce site ?

L’idée est de pouvoir développer un regard totalement libre et indépendant sur l’actualité culturelle du moment en privilégiant le principe de plaisir et service, c’est-à-dire permettre aux gens de « choisir vite, plus vite », et ce, au travers d’une forme adaptée à Internet avec une structure simple, concise, efficace : thème, points forts, points faibles, recommandations. Tout est extrêmement précis. Nous couvrons tous les domaines culturels, à savoir le théâtre et le one man show, le livre, l’opéra, le ballet, les expositions et les spectacles divers. La partie cinéma sera lancée le 11 avril. Comme je vous l’ai dit, le principe de plaisir est essentiel. On a d’ailleurs mis quatre mois à trouver nos collaborateurs. On cherchait des gens qui aient les compétences nécessaires à la rédaction de ce type de billet et qui soient engagés. Il nous fallait des bénévoles passionnés et professionnels. Il faut savoir que nos chroniqueurs paient eux-mêmes leurs places de cinéma, l’objectif  étant également d’échapper au copinage et à la promotion, dans tous les domaines. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’équipe compte soit des gens très jeunes, ils doivent être quatre ou cinq, soit des gens ayant une solide expérience dans les domaines les plus divers et qui n’ont besoin d’être à la rescousse de personne, des personnes qui peuvent se permettre d’avoir un regard indépendant, ça, c’est fondamental, et une grande liberté de ton. Le but c’est de faire gagner du temps aux gens. Ces articles ne sont pas seulement pour les gens qui vont lire ou vont voir. Ils destinés à tout le monde. Il y a donc la notion très présente d’intergénérationnel. Elle est présente grâce à moi-même et mon fils, grâce aux jeunes journalistes et à ceux ayant plus d‘expérience. Cette notion se trouve donc autant dans la conception, la réalisation et dans le lectorat. Pour bien refléter toutes ces idées, on a par ailleurs deux slogans : « Choisir vite, plus vite » et « Un chat est un chat ». Et pour ma part, j’ai deux phrases de référence que je cite aux chroniqueurs : « Tout mot inutile est un mot volé au lecteur » du grand maître de la presse allemande  Axel Ganz, et « Méfiez-vous des gens tristes, ils sont rarement sérieux » de Marcel Pagnol.

Pourquoi avez-vous choisi Atlantico ?

Atlantico voulait développer sa partie culturelle. Et outre cette raison, cela tombait bien car on a une complémentarité évidente avec Atlantico. On a la liberté de ton, l’indépendance en commun. On se moque des chapelles qui sont dans le domaine culturel, entre autres, extrêmement prégnantes. Je peux vous écrire le papier de certains chroniqueurs avant qu’ils n’aient vu la pièce. Le monde du théâtre est un petit milieu. Il y a des gens remarquables, tels qu’Armelle Héliot, Jacques Nerson et Jacques Vallet pour ne vous en citer que quelques uns. Et à côté d’eux, il y a beaucoup de gens immergés et engloutis dans le système.

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