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Mondial 2014 : quelques grammes de plaisir dans une France de brutes (dépressives)
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Mondial 2014 : quelques grammes de plaisir dans une France de brutes (dépressives)

La Coupe du monde brésilienne débute ce jeudi soir. L'occasion d'oublier momentanément les contrariétés du quotidien... Enfin.

Vincent Roger

Vincent Roger

Vincent Roger est Conseiller du 4ème arrondissement de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France.

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François Hollande vient de nommer comme conseillère l’animatrice des soirées foot de Canal+, Atlantico confie au gaulliste social que je suis de faire une chronique durant le Mondial. Preuve qu’avec le football tout est possible ! Ce sport mène à tout et tout peut mener au football : il est universel. La Coupe du monde qui débute ce soir l’illustrera sans aucun doute à nouveau. Ce rendez-vous quadriennal est une passion planétaire parfois angoissante, souvent palpitante et toujours surprenante. 4 milliards d’individus s’apprêtent à s’y abandonner avec délice. Cette compétition est une invitation au voyage. Un appel au plaisir !

Si vous considérez que "le football n'est pas qu'une question de vie ou de mort, c'est bien plus que ça" pour reprendre la formule de Bill Shankly, le légendaire entraîneur des Reds de Liverpool, je n’ai pas à vous en convaincre. Mais si vous êtes un peu néophyte, inculte en la matière voire carrément hostile, ambiance "c’est 22 crétins qui courent après un ballon", j’aimerais tant vous éviter de passer à côté de ce grand moment. En fait, si vous êtes dans la logique d’écumer tous les cinémas d’art et d’essai du quartier latin plutôt que de vous abaisser à vous fondre dans la masse footballistique,  je vous invite à la réflexion pour ne pas dire à la méditation !

Plusieurs options s’offrent à vous : l’angle intello de gauche tendance mitterrandienne, Qu’est-ce que ce jeu-là ? Démoniaque et divin, Marguerite Duras, le prisme sociologique, Le meilleur que je sais sur la morale et les obligations de l'homme, c'est au football que je le dois, Albert Camus, l’influence révolutionnaire, Ce n’est pas un simple jeu, c’est une arme de la Révolution, Che GuevaraAutre piste, moins germanopratine mais plus simple, faire une pause et prendre du plaisir !

Avec la Copa do Mundo si vous le désirez, le temps peut s’arrêter. Vous avez une occasion unique, durant un mois, de tacler votre quotidien, de faire un contre-pied à vos emmerdes et d'adresser un carton rouge aux "marronniers" de l'actu en les renvoyant pour un mois aux vestiaires de la médiocrité, comme le savoir décider de François Hollande, l’envie de jouer collectif à l'UMP, l'esprit de famille chez les Le Pen, le sens de l’intérêt chez Sud-Rail…

À partir de ce soir et jusqu'au 13 juillet, chacun d’entre nous peut prendre son pied - si j’ose dire ! Histoire de repartir du bon pied, et oui j’ose encore ! Prenez votre billet pour les 64 matchs, soit 5 760 minutes de plaisir, sans compter la détente des mi-temps (960') et de potentielles prolongations à venir aussi crispantes que passionnantes (à partir des 8es). Le football à ce niveau prend souvent la forme d’une rencontre imaginaire entre Kasparov et Noureev. C’est autant une partie d’échecs qu’un ballet ! Alors ayez l’esprit Brazil, offrez, dès ce jeudi soir, à votre conjoint une caïpirinha, invitez vos potes à une soirée foot, si possible autour d’une bonne bouteille, dimanche soir mettez un maillot bleu, cela peut être saillant, regardez comme cela va bien à la ministre des Sports... Vous ne rêvez pas, avec la trêve footballistique, un élu de droite peut dire du bien d’une ministre de gauche. Normal, nous rentrons dans une période d’union nationale pour soutenir les Bleus. Participez à cette fête mondiale, en ce moment on n’en a pas si souvent l’occasion. E que a festa comece !

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