Christophe de Margerie était l’invité de Radio classique ce matin. Sur les diverses polémiques qui ont précédé la tenue de la Conférence sociale, le PDG de Total veut élever le débat : "Il s’agit aujourd’hui de mettre en œuvre le pacte de responsabilité. On a besoin de ce dialogue social, qu’il se fasse !" lance-t-il, affirmant qu’"une négociation se fait en tête et pas presse interposée." Il se veut confiant pour l’avenir économique et politique du pays : "Je pense franchement que le gouvernement a compris qu’il fallait bouger. Les entreprises ont compris qu’elles ont aussi un rôle à jouer et pas seulement de se plaindre." Le PDG de Total revenait sur la stabilité du prix du pétrole "autour de 108 dollars par barils" grâce à un cours de l’euro-dollar stable. Une "fenêtre de tir" bien sentie pour contrôler les prix à la pompe en se penchant sur le cours de notre monnaie. Par ailleurs, il précise qu’"on ne peut pas renforcer l’euro et pas le reste." Le PDG de Total détaille : "Il y a plusieurs euros. Selon la qualité de la signature du pays vous avez des niveaux de l’euro différentes." Sur ce point, ce n’est pas l’Union européenne "qu’il faut convaincre, ce sont nos partenaires étrangers." [LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS]