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Nasser Al-Khelaïfi a permis au PSG de devenir un grand d'Europe
Nasser Al-Khelaïfi a permis au PSG de devenir un grand d'Europe
©REUTERS/Philippe Wojazer

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Ces clubs de football qui ne connaissent pas la crise et qui ne sont pas près de la connaître…

Alors que le mercato vient de s'ouvrir, certains clubs peuvent acheter à tout va alors que d'autres sont contraints de dégraisser leur effectif. Tous n'ont pas la chance de profiter de la fortune d'un repreneur…

Le mercato est ouvert et les plus folles rumeurs ont déjà envahi la planète foot. Cristiano Ronaldo vers Paris ou Monaco ? Hulk sur le Rocher ? 100 millions d'euros pour Gareth Bale ? En petit comité, seuls quelques clubs peuvent se permettre de telles folies. Ils ont eu la chance, un jour, de se retrouver sur le chemin d'un repreneur étranger puissant à la manne financière visiblement inépuisable.

PSG : Mieux vaut Qatar que jamais

Champion de France de Ligue 1, le Paris-Saint-Germain a prouvé que l'argent pouvait faire des merveilles, y compris dans notre pays. Aujourd'hui, le club de la capitale peut très bien rêver d'un triomphe européen. Ce succès, l'équipe parisienne le doit avant tout à un homme : Nasser Al-Khelaïfi. A presque quarante ans, cet ancien joueur de tennis au Qatar est devenu un puissant homme d'affaires. Arrivé au Parc des Princes en 2011, il veut faire de Paris, la plus grande ville sportive d'Europe.

Pour cela, le président parisien met les moyens. Dès l'été 2011, il met 100 millions d'euros sur la table avant d'engager Leonardo au poste de manager et Carlo Ancelotti, l'un des entraîneurs les plus prisés du continent. Pour la saison 2012/2013, pas moins de 300 millions d'euros viendront s'ajouter. Derrière cette fortune, le Qatar Investment Authority, ou QIA, est le fonds d'investissement souverain de l'émirat du Qatar. Il détiendrait la modique somme de 85 milliards de dollars, soit plus de 63 milliards d'euros. Pour la petite histoire, QIA possède 6% du capital d'EADS, 17% de Volkswagen et a acheté de très grands hôtels dans le monde, dont une dizaine à Paris…

Si l'arrivée de Nasser Al-Khelaïfi au PSG a porté ses fruits, personne n'est dupe. La Coupe du monde au Qatar se jouera en 2022 et l'image du Qatar doit absolument être la meilleure possible. C'est pourquoi il obtiendra le trophée d'innovateur de l'année en matière de sport.

La fortune personnelle de Nasser Al-Khelaïfi est estimée à 2 milliards de dollars, soit 1,50 milliard d'euros, selon Forbes.

Le principal fait d'arme de Nasser Al-Khelaïfi au PSG est évidemment le recrutement de Zlatan Ibrahimovic à hauteur de 20 millions d'euros. Javier Pastore a signé pour 43 millions d'euros alors que Thiago Silva viendra pour 49 millions d'euros. Sans oublier David Beckham venu gonfler la notoriété du club... 

Monaco, le Rocher en or

Remontant en Ligue 1, Monaco ne va pas jouer pour le maintien la saison prochaine. Et pour cause, le club du Rocher est désormais la propriété de Dmitry Rybolovlev. Richissime homme d'affaires russe, il détient depuis décembre 2011, 66% du capital de l'AS Monaco. Son ambition est claire : faire du club princier un acteur majeur sur la scène européenne.

De 1991 à 1993, Dmitry Rybolovlev était directeur d'une entreprise médicale spécialisée dans l'usage de la thérapie magnétique avant de se diriger Uralkali, l'un des plus grands producteurs au monde d'engrais potassique. Arrêté à la fin de l'année 1996 pour un assassinat, il est reconnu non coupable en 1998. C'est à cet instant que le milliardaire quitte la Russie pour la Suisse, les Etats-Unis puis Monaco. Aujourd'hui, il contrôle toujours Uralkali même s'il en a vendu 4,9 milliards d'euros de parts.

Monaco n'était pas son premier choix puisqu'il a tenté sa chance avec le Dinamo Minsk et Manchester Unitet. Pour autant, Monaco lui permet d'avoir beaucoup plus de tranquillité au niveau de sa fortune personnelle. La fortune personne de Dmitry Rybolovlev est estimé à 7 milliards d'euros. En 2012, il a été classé 100e fortune mondiale par le magazine Forbes.

Désormais en Ligue 1, l'AS Monaco compte bien concurrencer le PSG. Et le président a mis les moyens puisqu'il a déboursé pas moins de 70 millions d'euros pour les joueurs du FC Porto James Rodriguez et Joao Moutinho ainsi que 60 millions d'euros pour Falcao.

Chelsea, le précurseur de Londres

Cela fait un moment que le club londonien peut profiter des joies de l'argent. Loin derrière ses rivaux Manchester United, Arsenal et Liverpool, le club a dit oui aux avances du milliardaire russe Roman Abramovich en 2003 pour 200 millions d'euros. Commence alors une nouvelle ère pour Chelsea.

Commençant en qualité de mécanicien, Roman Abramovich il devient rapidement trader au début des années 90. Il figure parmi les premiers à s'intéresser à la vente de pétrole. Malgré les ennuis judiciaires, il augmente sa fortune année après année. Il finit notamment par acquérir l'entreprise Sibneft, acteur majeur dans le marché des hydrocarbures en Russie, avant de vendre sa participation de 72,7% à Gazprom pour 13 milliards de dollars.

En 2013, Roman Abramovich figure sur la liste du magazine Forbes à la treizième place parmi les personnalités les plus riches de Russie et à la 107e dans le monde. Sa fortune est estimée à 7,7 milliards d'euros.

A ce jour, le riche homme d'affaires russe a investi près de 400 millions d'euros dans son club. Il s'approprie des joueurs de haut calibre en Angleterre et met 40 millions d'euros pour obtenir Didier Drogba arraché à l'Olympique de Marseille. Fernando Torres signe pour 58,6 millions d'euros et d'autres tels que Petr Cech, Ashley Cole, Michael Essien…

Manchester City, l'argent n'est pas (t)abou ... Dabi

Si le club est très longtemps resté dans l'ombre de son rival ultime, Manchester United, il a vu son destin changer durant l'été 2008. En effet, à cette date, le club mancunien est racheté par un fonds d'investissement d'Abou Dabi et Khaldoon Al-Mubarak devient le nouveau président du club.

Khaldoon Al-Mubarak a fait ses études aux Etats-Unis, à l'Université de Tufts, à Boston et obtient un diplôme en économie et finance. C'est alors qu'il débute sa carrière à la Compagnie pétrolière nationale d'Abou Dabi. Il va alors occuper le poste de vice-président exécutif d'entreprise de Dolphin Energy. Depuis 2010, il est président de la Mubadala Development Company, une société d'investissement appartenant au gouvernement des Emirats arabes unis.

Comme pour Nasser Al-Khelaïfi au Paris-Saint-Germain, Khaldoon Al-Mubarak souhaitait un pied-à-terre efficace en Europe pour promouvoir l'image de son pays.

Au niveau recrutement, Khaldoon Al-Mubarak a d'emblée sorti les muscles en mettant 33 millions d'euros pour arracher Robinho du Real Madrid en 2008. Carlos Tevez signera en 2009 pour 25 millions d'euros avant qu'Emmanuel Adebayor n'en fasse de même pour 29 millions d'euros. Le gros coup de Manchester City sera réalisé en juillet 2011 avec l'arrivée de Sergio Agüero pour la modique somme de 45 millions d'euros… Pour faire court, le club a dépensé 670 millions d'euros depuis 2008. La fortune personnelle de Khaldoon Al-Mubarak est estimée à plus d'un milliard d'euros.

Autant dire que tous les clubs européens ne sont pas tous égaux. Cela n'a pourtant pas empêché un club comme le Bayern Munich de devenir le meilleur club européen en 2012/2013… Sans repreneur. 

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